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jeudi 11 mai 2017

En vrac, vers le ministère (ou pas)

En vedette

Tout à commencé par un tweet de Robin Berjon :

Les cop•a•in•e•s du Web: le gouvernement sera annoncé dans une semaine. Si vous aviez le choix de votre ministre de tutelle, qui serait-ce?

Florian Rivoal a eu cette drôle d’idée de répondre :

@nitot serait pas mal, je trouve.

Julien Wajsberg a dégoupillé la grenade :

URGENT: @nitot près à prendre l’économie numérique sous le PM approprié !

J’allais répondre que non, je n’étais pas intéressé. Et alors que je rédigeais le tweet, je me suis demandé : “et si ça arrivait, qu’est-ce que ça changerait pour mon pays ?”. Alors j’ai touitté ça :

Si je devenais ministre du numérique, quelle priorités choisir ? #libre #standards #crypto #privacy #innovation #empowerment #education

Un ouragan d’idées a déferlé sur Twitter en réponse. L’ami Daniel Glazman a eu la bonne idée de faire une compilation des ces idées : Et si je devenais ministre du numérique ?.

C’est Karl Dubost, qui a pris le temps de mettre ses idées par écrit, dans un format plus long : Tristan, Ministre de l’économie numérique.

Donc non, je ne serais pas ministre du numérique (sauf si on me force), pourtant ça pourrait changer pas mal de choses. En tout cas, c’était sympa de voir toutes ces suggestions émerger sur Twitter. Un immense merci à ceux qui ont participé à la conversation !

En vrac

Note

[1] Justement, les Conférences France Culture viennent de référencer ce débat sur les données personnelles, les algorithmes et la surveillance.

mercredi 5 avril 2017

En vrac du mercredi

En vedette : loi Renseignement, le retour

Max Schrems, l’étudiant autrichien en droit devenu avocat qui se bat contre Facebook est interviewé par Rue89 et il explique pourquoi on doit protéger sa vie privée.

Je pense qu’il existe deux niveaux de vie privée. Le premier, c’est le sentiment d’intimité. On est bien plus libéré, bien plus naturel, quand personne ne nous regarde. C’est une sensation globale de “liberté de vie”, que l’on veut protéger.

Et ensuite, il y a une autre problématique, plus réelle celle-ci, qui est celle de l’abus d’utilisation de nos données. Pas seulement la sensation que quelqu’un nous regarde, mais le fait que quelqu’un nous regarde et utilise ce qu’il voit pour faire quelque chose de mal.

Ce qui est amusant, c’est que dans un autre onglet de mon Firefox (excellent navigateur, vous devriez essayer !), on trouve l’info suivante, extraite du rapport relatif à l’activité de la délégation parlementaire au renseignement pour l’année 2016 (haut de la page 78) [1] :

L’algorithme est un système qui permet de déceler des comportements dangereux. Il n’a trait qu’à des données de connexion et il ne permet pas bien entendu – comme on a pu l’affirmer parfois au moment où le Parlement débattait sur la loi relative au renseignement – d’écouter directement l’ensemble des citoyens. Il permet seulement d’identifier des comportements particuliers. De la sorte, il respecte les principes fondamentaux qui régissent les libertés publiques, et, tout particulièrement, l’esprit de la loi du 6janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés – loi que la CNCTR est également chargée d’appliquer (article 41).

Je vous la refait en court, sans les incises ni le « bien entendu » de circonstance :

L’algorithme ne permet pas d’écouter directement l’ensemble des citoyens.

C’est factuellement vrai, mais c’est avant tout mensonger, ca là n’est pas la question. « L’algorithme » (on mettra des guillemets) fait que tout le monde est susceptible d’être mis sous écoute via ses méta-données. Donc tout le monde est potentiellement surveillé. Donc tout le monde perd cette « Liberté de vie » que décrit Max Schrems. Donc non, il NE respecte PAS les principes fondamentaux qui régissent les libertés publiques. Et c’est bien toute la raison qui fait que j’ai perdu beaucoup trop d’énergie dans la bataille (perdue, donc) contre la loi Renseignement et rend d’autant plus risible la fameuse photo de Bernard Cazeneuve avec mon livre Surveillance:// en main[2].

À propos de Surveillance://

En Vrac

Par exemple, pour une participation globale de 79 % avec 44 % d’intention de vote pour Marine Le Pen, elle obtient une majorité de 50,25 % si la participation pour elle s’élève à 90 % contre 70 % pour son challenger. Ainsi, un différentiel d’abstention de 20 points permet de gagner 6,25 points, et transforme 44 % d’intention de vote en 50,25 % de votes exprimés faisant élire Marine Le Pen.

Notes

[1] Trouvé via @OlivierTesquet, auteur du blog Boites Noires, un blog à suivre.

[2] Rappelons que Bernard Cazeneuve était à l’époque ministre de l’Intérieur avant de devenir premier ministre.

dimanche 12 février 2017

En vrac du dimanche

En vedette :

Democracy_vs_Despotism.jpg

Hervé Le Crosnier, mon éditeur, me fait passer ce lien, Le despotisme, expliqué en 1946 par l’Encyclopedia Britannica. Cette vidéo explique en substance que le despotisme (on dirait plutôt dictature, aujourd’hui) peut être caractérisé par deux choses :

  1. un respect limité à quelques groupes de personnes et
  2. un pouvoir concentré dans les mains de quelques personnes.

Par ailleurs, la vidéo note qu’il y a deux conditions ont souvent permis l’arrivée du despotisme dans l’histoire :

  1. la distribution inégale des richesses et
  2. le contrôle de l’information.

Ces 4 points sont particulièrement saillants en ce moment :-( . Un critique de ce petit film relève très justement qu’en ce début de XXIe S., ce n’est pas tant l’information qui est contrôlée que dévaluée. Surabondante, contradictoire, bourrée de fake news et d‘alternative facts, fait qu’elle perd en qualité et en crédibilité alors qu’elle gagne en quantité. C’est Garry Kasparov (le champion d’échecs devenu défenseur des droits de l’homme) qui le dit très bien :

L’objectif de la propagande moderne n’est pas juste de vous désinformer ou de promouvoir des idées. C’est d’épuiser votre pensée critique, pour détruire la vérité.

En vrac

mercredi 8 février 2017

En vrac du mercredi

En vedette :

How to #StayOutraged Without Losing Your Mind, quelques conseils pour résister au mandat de Trump. Tout à fait valable ailleurs (la neutralité du Net, la vie privée, les conditions des minorités…) et résister à l’insupportable sans y laisser sa santé mentale :

  • déconnectez-vous régulièrement. Faites des pauses entre les mauvaises nouvelles. Ne vous sentez pas coupable de ne pas tout savoir sur le mandat de Trump (ou ce qui vous rend dingue). On a le droit de déconnecter de temps en temps !
  • Concentrez votre énergie sur un ou deux sujets. La défense du féminisme, de l’immigration, etc. On ne peut pas lutter contre toutes les injustices à la fois en étant tout seul !
  • Amusez-vous quand vous faites de l’activisme. Allez manifester avec des copines, allez boire un coup après une opération activiste, etc.
  • Prenez soin de vous ! Prenez soin de votre santé, allez chez le docteur et le dentiste, chez un psy ou un coach, dormez suffisamment, prenez du temps pour vous, sortez et profiter de la nature, voyez vos amis, mangez sainement.

En vrac

vendredi 27 janvier 2017

En vrac pour le week-end

Un peu de lecture pour le week-end :

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