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vendredi 6 juillet 2012

En vrac du vendredi (encore)

Je suis fan de l'équipe des Mets, donc de nombreuses recherche sur Google sont liées au score de leurs matchs. Google le sait, donc Google Now m'envoie automatiquement des notifications avec leur dernier score, sans que j'ai besoin de demander. J'ai pris l'avion de nuit pour New York. (…) En utilisant mon historique de recherche, Google Now savait déjà mon numéro de vol et m'a tenu au courant du numéro de porte d'embarquement et des retards potentiels.

Note

[1] Oui, ils m'ont laissé repartir après !

jeudi 12 avril 2012

Promouvoir une société numérique libre

Jeudi dernier, j'ai eu l'honneur de recevoir le prix 2012 du "promoteur de la société numérique" dans le cadre du Prix des Technologies Numériques organisé par Telecom ParisTech et l'associations des anciens Telecom ParisTech Alumni. Les autres lauréats sont Eric Carreel (serial entrepreneur) et Jean-Paul Bailly (PDG du groupe La Poste). J'ai bien sûr pris des photos à cette occasion. Voici les notes du discours prononcé à cette occasion.

La cérémonie, vue depuis la scène

Bonsoir,

Me voilà donc distingué par le prix de "Promoteur de la Société Numérique". Je tiens à remercier tout particulièrement Telecom ParisTech et son association de diplômés pour avoir ajouté mon nom à une liste prestigieuse, où l'on trouve Tariq Krim, Jean-François Abramatic, Daniel Kaplan ou plus récemment Jean-Michel Billaut.

Si j'en crois les organisateurs - je le rappelle pour ceux qui sont venus juste pour le cocktail - "le Prix du Promoteur de la Société Numérique est décerné à une personnalité ayant contribué à l’essor de la Société Numérique par son action personnelle ou ses travaux".

Les sentiments que j'éprouve à cet instant tiennent à la fois de l'évidence, de l'étonnement et de l'embarras. Permettez-moi de m'en expliquer.

L'évidence, parce que j'ai toujours été à la fois un promoteur de tout ce qui m'intéresse et un enfant du numérique. En substance, comme Obélix, je suis tombé dans ces deux marmites quand j'étais petit. Je peux vous parler d'Internet, de Web, et de logiciels Libres sans jamais m'arrêter. Et je peux aussi vous parler de moto et de photo avec le même enthousiasme, et ce depuis que je m'intéresse à ces sujets. Je vous encourage à en parler à ma maman, présente dans la salle, ou à mon épouse, elle vous le confirmeront : il a toujours été difficile de décoller de mon écran d'ordinateur, de mon appareil photo ou de ma moto, trois passions qu'elles qualifieront sans aucun doute d'envahissantes. Je suis un passionné, c'est dans mes gênes, et je partage mes passions... avec passion !

Le deuxième sentiment, c'est l'étonnement. L'étonnement que cette passion soit ici reconnue. Je me qualifie comme étant un vieux natif du numérique, un des premiers "digital natives". J'ai eu la chance d'avoir accès à un ordinateur depuis tout petit, en 1980, je crois. Cela fait donc 32 ans que je suis "scotché" à la micro-informatique et aux réseaux. 32 ans que je réfléchis aux possibilités de ces outils, que j'agis et que je discute sur les changements de la société provoqués par l'informatique et les réseaux.

Le 3eme sentiment, c'est l'embarras. Accepter ce prix à titre personnel serait source d'embarras, et peut-être même une imposture, car il m'est impossible de mentionner ces 14 dernières années passées à promouvoir la société de l'information sans parler d'une projet que vous connaissez tous : Mozilla.

Il y a 14 ans et une semaine, le projet Mozilla était annoncé, et je commençais à en faire la promotion en Europe puis dans le monde. Mais ne nous méprenons pas. Ca n'est pas l'individu que je suis qui importe, mais le projet que je promeus, Mozilla.

Cela fait une vingtaine d'années que le Web existe, 42 ans[1] que les premiers données ont été transférées sur Internet. Et pourtant, nous n'en sommes qu'au tout début. Cela pose la question de la société numérique que nous voulons construire.

Alors voilà, même si je suis devant vous ce soir pour accepter ce prix, je pense que c'est à Mozilla qu'il devrait être attribué, à ces milliers de bénévoles qui oeuvrent dans l'ombre pour que la technologie soit au service du citoyen et pas le contraire.

Il faut dire que les défis sont nombreux. Le Web était initialement un outil de communication et de partage de la connaissance, mais par certains aspects comme la surveillance, le filtrage, et les menaces de déconnexion, il connait une dérive sécuritaire à la "1984" qui est inquiétante. Ne nous voilons pas la face, dans ce domaine la France rivalise avec les leaders mondiaux que sont Chine, la Tunisie de Ben Ali et la Corée du Nord.

Le problème n'est pas franco-français, ni même européen. Notre identité en ligne n'est plus garantie par nos gouvernements mais par des sociétés privées américaines. Quiconque ayant eu son compte Google ou Facebook clôturé par erreur - et il y en a sûrement dans cette salle - saura vous expliquer à quel point il est douloureux de se voir confisquer sa vie numérique par une entreprise sans visage.

Le téléphone mobile, interface de tous les instants entre l'individu et sa vie numérique, ses amis, ses sources d'information, son travail, n'est pas sous contrôle des utilisateurs. Certains Appstores monopolistiques offrent une pléthore d'applications, mais ils décident pour nous, utilisateurs, ce qu'on a le droit d'installer comme logiciel sur nos smartphones, avec toutes les dérives que cela implique en terme de liberté.

Les livres numériques sont un formidable moyen d'accéder au savoir et de transporter avec soi toute une bibliothèque, mais il est toujours impossible de prêter un livre numérique à un ami.

L'apparente gratuité des services sur Internet est trop souvent un marché de dupe où l'utilisateur échange des données personnelles - sur lesquelles il et impossible de mettre un prix - contre un service qui ne coûte presque rien à faire tourner. Ceci est bien résumé par cette phrase à laquelle je vous invite à méditer : "si vous ne payez pas un service Web, vous n'êtes pas le client, vous êtes le produit qui est vendu".

Tous ces défis peuvent être relevés pour construire la société numérique dans laquelle nous voulons voir vivre nos enfants. C'est pourquoi je fais appel à vous, personnalités du numérique, pour que dans nos efforts au quotidien, nous construisions un avenir dont nous pourrons être fiers.

Je considère qu'Internet est une promesse faite à l'humanité, et il ne tient qu'à chacun de nous pour qu'elle se réalise de la meilleure façon possible. Comptez sur moi pour que Mozilla, comme d'autres associations, mais aussi certaines entreprises (les vôtres ?), soit à la hauteur de cette tache qui nous attend.

Merci.

Note

[1] Forcément.

mardi 17 janvier 2012

En vrac

San Francisco, Alcatraz, Treasure Island

San Francisco, Alcatraz, Treasure Island

Je suis de retour de Californie (cf photo ci-dessous prise peu après le décollage) et j'ai plein de choses à partager avec mes lecteurs :

Centrale de Porcheville

Centrale de Porcheville, juste avant d'aterrir à CDG

mercredi 28 décembre 2011

En vrac

vendredi 16 décembre 2011

Mozilla, les Appstores et le Web

Mozilla invite les développeurs à tester Mozilla Labs Apps project (le nom est temporaire).

On peut se demander pourquoi Mozilla se lance dans les applications. Le billet l'explique très bien :

La mission de Mozilla est d'améliorer le Web. Nous pensons que les applications (apps) devraient être disponibles sur tous les appareils connectés au Web, tous les systèmes d'exploitation, tous les navigateurs, de façon à permettre à des milliards de gens dans le monde d'utiliser et d'interagir avec ces applications.

Aujourd'hui, les applications sont liées à des écosystèmes fermés. Les applications ne peuvent pas être utilisées sur tous les appareils. Les données dans ces applications sont stockées dans des silos et sont inaccessibles pour les autres applications et services Web. Du coup, le choix de l'utilisateur est limité et dévalué.

Dans un écosystème ouvert, les développeurs devraient avoir la possibilité d'écrire des applications en utilisant les technologies et ressources du Web. Ils devraient ensuite pouvoir distribuer et vendre ces applications avec toute la flexibilité, le choix et l'audience qui sont offerts par le Web.

Quelques liens :

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