lundi 14 octobre 2013

En vrac et en images

Fairphone prototype

  • J'ai découvert la semaine dernière le projet Fairphone. Une version améliorée d'Android sur une plateforme matérielle fair (matériaux sourcés avec une approche fair-trade, pensé pour faciliter la mise à jour et le recyclage, etc.) 325 EUR en crowdfunding sur le site. Je leur ai bien sûr parlé de Firefox OS, dont les valeurs me semblent très proches des leurs.

Tristan Nitot Google Glass by Raffoux-1140

  • J'ai testé les Google Glass (merci Google France). L'impression est mitigée.
    • D'un coté, j'aime l'idée d'aller au delà du format smartphone que l'on connait déjà et qui fait que les gens regardent vers le bas et se cognent les uns dans les autres en marchant (ou pire, en conduisant !).
    • J'aime les solutions utilisées : le petit écran qui ne gène pas (trop) la vue, le mini haut-parleur qui fait résonner les os près des oreilles pour se faire entendre. L'interface tactile de la branche des lunettes et la reconnaissance vocale.
    • J'ai aimé le guidage du GPS sans avoir mon téléphone en main.
    • Je n'ai pas aimé avoir une tête de c… avec ce truc (voir la photo). Dans l'état actuel des choses, les lunettes ne sont pas socialement acceptées. Peut-être qu'en retirant l'appareil photo ou en mettant un petit volet coulissant, elles paraitraient moins intrusives en terme de vie privée de l'entourage ?
    • Les limitations de l'interface. L'utilisation est vraiment très frustrante, la faute à une ergonomie très imparfaite. Ca pourrait changer en améliorant le logiciel, en prenant l'habitude de l'usage et en adaptant la reconnaissance vocale au français. Mais il reste la reconnaissance vocale (il faut parler à voix haute pour se faire obéir), qui est tout de même bizarre pour les gens autour de vous.

At the W3C's advisory council meeting in Tokyo, EFF spoke to many technologists working on Web standards. It's clear to us that the engineering consensus at the consortium is the same as within the Web community, which is the same almost anywhere else: that DRM is a pain to design, does little to prevent piracy, and is by its nature, user-unfriendly. Nonetheless, many technologists have resigned themselves to believing that until the dominant rightsholders in Hollywood finally give up on it (as the much of the software and music industry already has), we're stuck with implementing it.

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jeudi 26 avril 2012

En vrac du jeudi


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jeudi 12 avril 2012

Promouvoir une société numérique libre

Jeudi dernier, j'ai eu l'honneur de recevoir le prix 2012 du "promoteur de la société numérique" dans le cadre du Prix des Technologies Numériques organisé par Telecom ParisTech et l'associations des anciens Telecom ParisTech Alumni. Les autres lauréats sont Eric Carreel (serial entrepreneur) et Jean-Paul Bailly (PDG du groupe La Poste). J'ai bien sûr pris des photos à cette occasion. Voici les notes du discours prononcé à cette occasion.

La cérémonie, vue depuis la scène

Bonsoir,

Me voilà donc distingué par le prix de "Promoteur de la Société Numérique". Je tiens à remercier tout particulièrement Telecom ParisTech et son association de diplômés pour avoir ajouté mon nom à une liste prestigieuse, où l'on trouve Tariq Krim, Jean-François Abramatic, Daniel Kaplan ou plus récemment Jean-Michel Billaut.

Si j'en crois les organisateurs - je le rappelle pour ceux qui sont venus juste pour le cocktail - "le Prix du Promoteur de la Société Numérique est décerné à une personnalité ayant contribué à l’essor de la Société Numérique par son action personnelle ou ses travaux".

Les sentiments que j'éprouve à cet instant tiennent à la fois de l'évidence, de l'étonnement et de l'embarras. Permettez-moi de m'en expliquer.

L'évidence, parce que j'ai toujours été à la fois un promoteur de tout ce qui m'intéresse et un enfant du numérique. En substance, comme Obélix, je suis tombé dans ces deux marmites quand j'étais petit. Je peux vous parler d'Internet, de Web, et de logiciels Libres sans jamais m'arrêter. Et je peux aussi vous parler de moto et de photo avec le même enthousiasme, et ce depuis que je m'intéresse à ces sujets. Je vous encourage à en parler à ma maman, présente dans la salle, ou à mon épouse, elle vous le confirmeront : il a toujours été difficile de décoller de mon écran d'ordinateur, de mon appareil photo ou de ma moto, trois passions qu'elles qualifieront sans aucun doute d'envahissantes. Je suis un passionné, c'est dans mes gênes, et je partage mes passions... avec passion !

Le deuxième sentiment, c'est l'étonnement. L'étonnement que cette passion soit ici reconnue. Je me qualifie comme étant un vieux natif du numérique, un des premiers "digital natives". J'ai eu la chance d'avoir accès à un ordinateur depuis tout petit, en 1980, je crois. Cela fait donc 32 ans que je suis "scotché" à la micro-informatique et aux réseaux. 32 ans que je réfléchis aux possibilités de ces outils, que j'agis et que je discute sur les changements de la société provoqués par l'informatique et les réseaux.

Le 3eme sentiment, c'est l'embarras. Accepter ce prix à titre personnel serait source d'embarras, et peut-être même une imposture, car il m'est impossible de mentionner ces 14 dernières années passées à promouvoir la société de l'information sans parler d'une projet que vous connaissez tous : Mozilla.

Il y a 14 ans et une semaine, le projet Mozilla était annoncé, et je commençais à en faire la promotion en Europe puis dans le monde. Mais ne nous méprenons pas. Ca n'est pas l'individu que je suis qui importe, mais le projet que je promeus, Mozilla.

Cela fait une vingtaine d'années que le Web existe, 42 ans[1] que les premiers données ont été transférées sur Internet. Et pourtant, nous n'en sommes qu'au tout début. Cela pose la question de la société numérique que nous voulons construire.

Alors voilà, même si je suis devant vous ce soir pour accepter ce prix, je pense que c'est à Mozilla qu'il devrait être attribué, à ces milliers de bénévoles qui oeuvrent dans l'ombre pour que la technologie soit au service du citoyen et pas le contraire.

Il faut dire que les défis sont nombreux. Le Web était initialement un outil de communication et de partage de la connaissance, mais par certains aspects comme la surveillance, le filtrage, et les menaces de déconnexion, il connait une dérive sécuritaire à la "1984" qui est inquiétante. Ne nous voilons pas la face, dans ce domaine la France rivalise avec les leaders mondiaux que sont Chine, la Tunisie de Ben Ali et la Corée du Nord.

Le problème n'est pas franco-français, ni même européen. Notre identité en ligne n'est plus garantie par nos gouvernements mais par des sociétés privées américaines. Quiconque ayant eu son compte Google ou Facebook clôturé par erreur - et il y en a sûrement dans cette salle - saura vous expliquer à quel point il est douloureux de se voir confisquer sa vie numérique par une entreprise sans visage.

Le téléphone mobile, interface de tous les instants entre l'individu et sa vie numérique, ses amis, ses sources d'information, son travail, n'est pas sous contrôle des utilisateurs. Certains Appstores monopolistiques offrent une pléthore d'applications, mais ils décident pour nous, utilisateurs, ce qu'on a le droit d'installer comme logiciel sur nos smartphones, avec toutes les dérives que cela implique en terme de liberté.

Les livres numériques sont un formidable moyen d'accéder au savoir et de transporter avec soi toute une bibliothèque, mais il est toujours impossible de prêter un livre numérique à un ami.

L'apparente gratuité des services sur Internet est trop souvent un marché de dupe où l'utilisateur échange des données personnelles - sur lesquelles il et impossible de mettre un prix - contre un service qui ne coûte presque rien à faire tourner. Ceci est bien résumé par cette phrase à laquelle je vous invite à méditer : "si vous ne payez pas un service Web, vous n'êtes pas le client, vous êtes le produit qui est vendu".

Tous ces défis peuvent être relevés pour construire la société numérique dans laquelle nous voulons voir vivre nos enfants. C'est pourquoi je fais appel à vous, personnalités du numérique, pour que dans nos efforts au quotidien, nous construisions un avenir dont nous pourrons être fiers.

Je considère qu'Internet est une promesse faite à l'humanité, et il ne tient qu'à chacun de nous pour qu'elle se réalise de la meilleure façon possible. Comptez sur moi pour que Mozilla, comme d'autres associations, mais aussi certaines entreprises (les vôtres ?), soit à la hauteur de cette tache qui nous attend.

Merci.

Note

[1] Forcément.

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samedi 3 mars 2012

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jeudi 22 mai 2008

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