- Les nouvelles règles de l'App Store : pas de maillots de bain, pas de nudité, pas de sous-entendus. Voir aussi Plus de 5'000 applications bannies : les nouvelles règles imposées par Apple ;
- Certaines personnes ne comprennent pas les URL, un article fascinant (mais pas forcément rassurant) sur l'évolution du Web ;
- Les brevets logiciels, c'est de la merde, exemple #1728 : Apple Sues HTC for Patent Infringement. Mon collègue Robert O'Callahan rentre dans les détails et Google soutient (moralement) HTC ;
- Sortie d'Opera 10.5. Pour l'instant uniquement sous Windows ;
- La rétention des données jugée illicite par la cour constitutionnelle allemande ;
- L’Allemagne censure la surveillance du Net et du téléphone ;
- Riseup.net qualifie Google d'intrusif et maléfique. C'est exagéré, mais il est clair qu'une telle accumulation de données sur les individus connectés au Net fait que Google a franchi "the creepy line" (la ligne jaune au delà de laquelle la société devient "flippante").
- Suite à un trou de sécu dans Internet Explorer, Microsoft vous demande de ne pas appuyer sur la touche F1 à la demande d'un site, car ça pourrait être dangereux. Voir aussi Don't press F1 key in Windows XP ;
- Hadopi : TF1 devra dire aux spectateurs qu'elle a trahie la réalité ;
- Ecran de choix : Microsoft aurait mal programmé l'algorithme. Mon avis personnel sur la question : "ne jamais attribuer à la malice ce qui n'est peut-être que de la stupidité"…
- Ballmer affirme "on finira par battre Google un jour". Ballmer: We'll beat Google someday ;
- Les FAI opposés au blocage des sites pédopornographiques ;
- Concurrence : Bruxelles enquête sur Google après trois plaintes ;
- Vie Privée : En réponse à mon billet la vie privée est une monnaie, mon collègue Gerv rebondit : The Economics Of Privacy. Sa conclusion est bien vue : "privacy advocacy is not about persuading people not to use particular privacy-reducing services, it's about persuading people to understand the value they personally put on their privacy and perhaps, secondarily, to increase that number. But if people, once they understand, choose not to increase that number and to make privacy-reducing deals, we should respect their free choice."
- L'américain Wal-Mart se met au bio et divise les écolos ;
- Nouvelle identité et nouveau thème pour Ubuntu. Ars Technica en parle. J'ai hâte d'installer la 10.4 sur mon Netbook !
- Webmonkey spécule sur les progrès d'Internet Explorer 9 au niveau du respect des standards (HTML 5, accélération de JavaScript). Extrait rigolo : "Picking on Internet Explorer is like fishing with dynamite — it’s just too easy to be fun anymore." ("Se moquer d'Internet Explorer, c'est comme pêcher à la dynamite. C'est tellement facile que ça n'est même plus drôle"

- Un VP de Google déclare : "The sexiest jobs at Google will centre around mining data. For that we need the best mathematicians in the world, not just the average ones." Les postes les plus sexys chez Google tournent autour du Datamining". ;
Tag - privacy
jeudi 4 mars 2010
En vrac
Par Tristan le jeudi 4 mars 2010, 14:56 - En vrac
vendredi 19 février 2010
Notre vie privée est une monnaie
Par Tristan le vendredi 19 février 2010, 12:00 - Vie en ligne
(Ca va sans dire, mais ça va mieux en le disant : comme indiqué en bas de chaque page de ce blog, ce que j'exprime ici n'est que mon opinion personnelle et ne saurait aucunement être attribué à mon employeur.[1])
(Ce billet est une adaptation de Privacy is a currency).
Cela fait plusieurs mois que je réfléchis à la vie privée. J'ai déjà écris un peu, et j'ai encore beaucoup de choses qui ne sont pas publiées. Et puis je suis tombé sur cet article de Dan Lyons dans NewsWeek, qui explique pile-poil ce que je pense. J'écrivais ceci le mois dernier à propos des services en ligne apparemment gratuits :
Il n'y a pas de prix qu'on peut discuter, comparer avec d'autres. Les utilisateurs — sous prétexte qu'il n'y a pas d'argent qui sort de leurs poches — pensent que c'est une bonne affaire. Ils ne réalisent pas que leurs données personnelles, leur vie privée, valent infiniment mieux qu'un peu de temps CPU issu d'un datacenter. Ca rappelle un peu la conquête de l'Amérique, où les colons échangeaient des terres contre quelques verroteries à des indigènes. L'image est forte, je le reconnais, mais elle évoque bien ce marché de dupes, où une des deux parties ignore tout des règles et se fait donc dépouiller d'un bien très précieux qu'elle ne récupérera jamais.
Dan Lyons — connu pour tenir le blog Fake Steve Jobs — exprime à nouveau ce point de vue, avec une verve que j'aimerais avoir. En voici un extrait, traduit par mes soins :
Notre vie privée est devenu une monnaie. On l'utilise pour payer les services en ligne. Google ne nous demande pas d'argent en échange de l'utilisation de Gmail. À la place, il lit vos emails et vous affiche de la publicité en fonction de mots-clés présents dans vos messages privés.
Mais l'ultime trésor, c'est votre liste d'amis. Avec ces informations, les marketeurs peuvent vous envoyer des messages encore plus ciblés. Si vous aimez un film, un album, un VTT, vos amis vont probablement l'aimer aussi. Ils seront donc des cibles de valeur pour ces produits. Bien sûr, vos amis ne vont pas acheter exactement la même chose que vous. La précision n'est pas millimétrique. Mais ces données aident les marketeurs à faire de la publicité beaucoup plus précise qui est bien plus efficace que la pub à la télé ou les bannières qu'on voit partout sur le Net.
Le génie de Google, Facebook, Google et leurs semblables c'est qu'ils créent des services qui sont tellement utiles ou amusants que les gens vont abandonner une partie de leur vie privée pour les utiliser. L'astuce consiste à en obtenir encore plus des gens, de façon à augmenter le prix du service.
Ces sociétés ne vont jamais arrêter de grignoter notre vie privée. Leur modèle économique consiste fondamentalement à "monétiser" notre vie privée. Pour réussir, elle doivent changer progressivement la notion de vie privée — ce que Facebook appelle "la norme sociale" — de façon à ce que ce que nous abandonnons ne nous paraisse pas important en terme de valeur. Et puis elles doivent gagner notre confiance. Ainsi chaque érosion de notre vie privée se voit accompagnée, paradoxalement, de discours pompeux expliquant à quel point la société X respecte notre vie privée. Je me demande à quel point Orwell serait catastrophé ou impressionné. Qui aurait pu deviner que Big Brother ne serait en fait pas un ministère, mais une bande de gamins de la Silicon Valley ?
Le problème d'acheter des choses avec votre vie privée c'est qu'on ne sait pas vraiment combien on paye. Avec de l'argent, on sait que 5 euros valent 5 euros. Mais quelle est la valeur de votre liste d'amis ? Si elle ne vaut pas beaucoup, peut-être que votre adhésion à Facebook est l'affaire du siècle. Mais si sa valeur est très élevée, vous êtes alors en train de vous faire arnaquer dans les grandes largeurs. Seuls les développeurs savent combien cette information représentent, et ils restent silencieux. Mais le fait qu'ils préfèrent vos données à votre argent en dit long.
Notes
[1] Voir en particulier Ne pas confondre Tristan Nitot et Mozilla
Privacy is a currency
Par Tristan le vendredi 19 février 2010, 11:16 - en
This post does not reflect the views of my employer or any organization I am affiliated with. Obviously. But I felt I had to say it again, just in case.
I have been thinking about privacy in the world of Web services for several months now. I've written quite a bit, mostly in French, and most of the material I have been producing is not yet public. Then I find this article of Dan Lyons in Newsweek that remarkably nails it down: privacy is a currency for which we don't know the change rate. It's something we're giving to online services without knowing what it's worth. I wish I was able to write English this clearly...
Excerpt from Daniel Lyons' On the Web, privacy has its price, to be read carefully:
What's happening is that our privacy has become a kind of currency. It's what we use to pay for online services. Google charges nothing for Gmail; instead, it reads your e-mail and sends you advertisements based on keywords in your private messages.
The real holy grail is your list of friends. With that information, marketers can start sending more targeted messages. If you like a certain movie, or album, or mountain bike, your friends will probably like those, too. So they'll be good targets for ads for those products. Of course, your friends are not going to buy everything you do. It's not pinpoint accuracy. But the data helps marketers "narrowcast" their advertising. And it sure beats buying commercials on TV or splattering ads all over the Internet.
The genius of Google, Facebook, and others is that they've created services that are so useful or entertaining that people will give up some privacy in order to use them. Now the trick is to get people to give up more—in effect, to keep raising the price of the service.
These companies will never stop trying to chip away at our information. Their entire business model is based on the notion of "monetizing" our privacy. To succeed they must slowly change the notion of privacy itself—the "social norm," as Facebook puts it—so that what we're giving up doesn't seem so valuable. Then they must gain our trust. Thus each new erosion of privacy comes delivered, paradoxically, with rhetoric about how Company X really cares about privacy. I'm not sure whether Orwell would be appalled or impressed. And who knew Big Brother would be not a big government agency, but a bunch of kids in Silicon Valley?
The problem with buying things with your privacy is you really don't know how much you're paying. With money, five bucks is five bucks. But what is the value of your list of friends? If it's not worth much, your membership on Facebook may be the deal of a lifetime. If it's incredibly valuable, you're getting massively ripped off. Only the techies know how much your info is worth, and they're not telling. But the fact that they'd rather get your data than your dollars tells you all you need to know.
mercredi 3 février 2010
En vrac
Par Tristan le mercredi 3 février 2010, 18:40 - En vrac
- Au 1er mars 2010, Google Docs et Google Sites ne seront plus compatibles avec Internet Explorer 6. Excellent ! Voir aussi Modern browsers for modern applications. La BBC en parle|http://news.bbc.co.uk/2/hi/technology/8488751.stm|en]. Merci à Erwan et Jacques pour l'info. C'est plus que jamais l'occasion de pousser le cri de ralliement du Web moderne : "Meurs, IE6, meurs !"
Voir aussi l'article de ZDNet : Google abandonne le support des anciennes versions de Firefox, IE, Safari et Chrome ; - C'est l'occasion de réapprendre à faire une poupée vaudoue Internet Explorer 6 (et 7) ;
- 10 leçons apprises au sein du 'Laboratory for the Destruction of Communities'" (aussi connu sous le nom de Sun Microsystems) ;
- Le respect de la vie privée des Européens sera mis à l’épreuve dans la prochaine décennie, a déclaré un membre de la Commission européenne. Le chapô est carrément explicite : "Notre vie privée est confrontée à de nouveaux défis: la publicité comportementale peut se servir de votre historique de recherche sur internet pour une commercialisation plus ciblée des produits, les sites de socialisation utilisés par 41,7 millions d’Européens permettent la diffusion publique de données personnelles telles que des photos, et 6 milliards de puces intelligentes permettent aujourd’hui de vous suivre à la trace." ;
- Merci à Erwan et Paul (et d'autres) qui m'ont signalé cette vidéo TED : La technologie 6eme sens. Ca en dit long sur l'importance de la bidouillabilité…
- Firefox sur Android, ça progresse (mais ça va encore prendre du temps !) ;
- No, you can't do that with H.264, commentaire très intéressant de quelqu'un qui a lu les contrats de licence de logiciels intégrant le codec H.264 tant décrié. En conclusion : Final Cut Pro (Apple) et Windows 7 n'autorisent l'utilisation du codec qu'à des fins non-commerciales… Il convient donc d'utiliser Ogg Theora pour éviter cela, surtout si votre entreprise est suffisamment grande pour être attaquée par la MPEG-LA.
- Quels progrès à venir pour la prochaine version de Firefox : l'interface utilisateur. Exemple : déplacer les onglets et en détacher un.
- Pas assez de monde pour applaudir Berlusconerie ? Heureusement, il y a Photoshop ;
- "Je crois vraiment à la neutralité du Net" dit Obama ;
- Steve Jobs fustige Adobe et défie Google. J'ai du mal à saisir la vision de Steve sur l'Open Web. Avec l'iPad, il crée une machine à deux vitesses : il contrôle les applications publiées qui ont l'avantage d'être natives, et laisse les applications Web être utilisées librement. Par contre, impossible de changer le navigateur, qui est contrôlé par Apple. Ce dernier n'a donc aucune incitation à améliorer Safari, faute de concurrence…
- Mon ex-collègue Dion Almaer, maintenant chez Palm, répond : Google isn’t Evil. Flash isn’t Dead; Thank god the Open Web doesn’t have a single vendor ;
- Steve Jobs's iPad Keynote In Just Three Minutes. Amazing, great, magical and Beautiful! (Si vous avez des idées de superlatifs pour la prochaine keynote, écrivez à
IncredibleMagicalSteve@amazingApple.com). - Avis de divorce entre Google et le monde du logiciel libre. Titre racoleur, contenu sensé. Matt Asay se pose la même question : Could open source abandon the Google train? au même moment ;
- Opquast Bonnes pratiques : version 2. Si vous faites des sites Web un peu sérieusement (ne serait-ce qu'en tant que client de Web Agencies), vous devez connaitre et utiliser Opquast v2 ;
- Interview de votre serviteur par ServicesMobiles.fr ;
- Dans ce nouveau Web de masse, vous êtes plutôt hacker ou bien consommateur, chez Novovision ;
- L'iPod n'a aucun avenir, c'est certain ! Une belle compilation de prédictions ratées qui sont intéressantes alors qu'on annonce la sortie de l'iPad ;
- Auchan Box : du très-haut-débit à petit prix. 100Mbit/s à 16,99 EUR…
- Hackability/bidouillabilité : du logiciel au matériel : In the Next Industrial Revolution, Atoms Are the New Bits ;
- The commons as a common paradigm for social movements and beyond, vivement recommandé par Glyn Moody ;
- Anonymity and the Internet, par l'excellent Bruce Schneier. En substance, essayer d'éradiquer l'anonymat est peine perdue.
- Privacy, Facebook and the Future of the Internet ;
vendredi 29 janvier 2010
En vrac
Par Tristan le vendredi 29 janvier 2010, 18:10 - En vrac
- 10 trucs à ne plus faire en photo en 2010. Amis photographes amateurs, par pitié, lisez cet article ! (et surtout arrêtez le HDR, ça me fout la gerbe) ;
- Internet Explorer tombe sous les 60% de visites en Europe ;
- Chez Apple, c'est aussi le marketing qui dicte les annonces financières. Apple ne fait rien d'illégal, il se contente de présenter de façon trompeuse des informations sur ses résultats. Une fois que les articles sont publiés dans la presse, il est trop tard pour corriger ;
- Ubuntu : Canonical annonce un partenariat avec Yahoo!. Les Ubuntistes (dont je fais partie) vont donc se retrouver à faire des recherches Web avec la technologie Microsoft Bing utilisée par Yahoo. C'est une bonne chose, surtout si Microsoft continue d'améliorer ses résultats ;
- Sauvez Jim, le négociateur d'ACTA !. Un truc à petit budget qui peut aider à faire comprendre les dangers d'ACTA, l'accord secret qui est actuellement en cours de négociation. Il vise la contrefaçon, mais intègre aussi le filtrage du Net au nom de la protection des oeuvres numériques ;
- L'Acta : le traité qui menace le web ;
- Windows 7 dope les bénéfices de Microsoft ;
- Spring cleaning for firefox, une idée d'article dont je suis assez fier, avec une réalisation d'Asa Dotzler. Une traduction en français serait la bienvenue…
- Unicode nearing 50% of the web. En voilà une bonne nouvelle ! C'est la preuve qu'à force de pousser avec obstination dans la bonne direction, on arrive à quelque chose

- 7 Reasons why developers are deserting iPhone Apps, avec un citation de mon collègue Jay Sullivan (Monsieur Fennec / Firefox Mobile). Merci à Pascal W. pour le lien !
- On sent poindre l'agacement chez Adobe qui constate qu'il n'y a pas de Flash sur l'iPad ;
- Plus de précisions sur la puce A4 de l'iPad d'Apple : c'est un processeur ARM Cortex-A9 associé à un processeur graphique ARM Mali GPU et un contrôleur mémoire. Il tourne à 1GHz.
- Google will be the next Microsoft. Mon avis diffère quant à cet article sur deux points :
- Google est déjà le prochain Microsoft (et Microsoft est déjà devenu IBM) ;
- Fondamentalement, il n'y a pas de volonté d'être evil chez Google. Il y a juste l'obligation de gagner toujours plus d'argent (obligatoire car cotés en bourse) et donc de tout savoir sur les utilisateurs pour vendre de la publicité plus chère car plus ciblée. Sur ce sujet, voir J'aime Google ! (mais...).
- Quelles empreintes sont laissées par votre navigateur quand vous naviguez sur le Web ? ? L'EFF propose une expérience intéressante, Panopticlick. On en parle en français aussi : Vie privée sur internet : il n'y a pas que les cookies....
On peut corréler la résolution de l'écran, la version des plugins (java, flash, etc.) utilisés, les polices systèmes... (…) Le résultat est impressionnant : sur quelques tests ils estiment que l'entropie des informations détectées sur un firefox 3.6 intégrant le plugin mplayer et flash est de l'ordre de 17,5 bits. C'est-à-dire qu'on peut statistiquement identifier l'ordinateur qui a précisément servi à établir cette connexion parmi 185000 !
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