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jeudi 22 novembre 2018

En vrac du Jeudi

Note

[1] Oui, c’est aussi l’éditeur de Surveillance:// ;-)

mardi 6 juin 2017

En vrac du mardi

Des vacances qui vident la tête !

En vedette

Voici une lecture pas très récente mais importante : Le Paradoxe de la violence, et pourquoi le monde ne va pas si mal. Elle est à lire absolument ! En résumé :

  • Nous avons presque tous l’impression que le monde va de plus en plus mal, et devient de plus en plus violent ;
  • Pourtant, factuellement, la violence est en décroissance quasi-permanente ;
  • Mais on s’habitue à cette violence rare, et ce qui reste comme violence nous choque d’autant plus, nous apparaît encore plus insupportable maintenant qu’il n’y en a presque plus ;
  • Le terrorisme est statistiquement très peu dangereux, mais notre réaction au terrorisme peut être très dangereuse pour notre société, notre mode de vie, nos libertés. (je le dis souvent, mais ça fait plaisir de voir quelqu’un d’autre le dire).
  • Changeons nos habitudes de consommation des médias pour retrouver de la sérénité : moins de BFM (ou autre chaine d’actu anxiogène) et de Facebook, plus de documentaires, de livres, de magazines, pour s’intéresser aux problèmes de fond (chômage, réchauffement climatique, inégalités, injustices, dérives de la société face au numérique etc.)

En vrac

La principale source d’inquiétude des régulateurs (de la donnée personnelle) concerne les GAFA, qui dominent de la tête et des épaules le monde du numérique. L’effet de réseau, par lequel plus un service est utilisé plus il a de valeur pour l’utilisateur, a fini par tuer toute concurrence. Les GAFA verrouillent la collecte, les algorithmes de ciblage comportemental en temps réel et l’espace publicitaire.

Note

[1] Je réalise que j’avais levé le problème de l’imprimante délatrice… dès octobre 2005 !

mercredi 12 mars 2008

Le monde selon Monsanto

Copie d'écran du site Arte + 7

Le documentaire Le monde selon Monsanto est passé hier soir sur Arte. Je l'ai malheureusement raté, ayant un dîner à la maison. Mais grâce à Arte + 7, j'ai pu le voir en différé sur mon ordinateur, avec une qualité bien meilleure que je ne le pensais. Attention, comme son nom l'indique, ce documentaire est disponible en ligne pendant un temps limité (7 jours, on s'en doutait), après, il faudra acheter le DVD ou le droit de le visualiser en Video On Demand, ou encore le livre.

C'est une enquête fascinante, parfois un peu trop systématiquement à charge, qui sera d'autant plus intéressante pour les geeks français pour deux raisons :

  1. Les recherches sont effectuées sur Internet, en complément d'enquêtes sur le terrain. (Y compris un coup de WHOIS sur une adresse IP pour voir une campagne de désinformation émanant depuis le siège de l'entreprise à St Louis, aux USA)
  2. En Europe en général et en France en particulier, nous sommes sensibles à ce qu'on met dans notre assiette, alors que le débat sur les OGM et l'intérêt de la filière bio fait rage.

On regardera avec intérêt l'interview video de Marie-Monique Robin pour en savoir plus en peu de temps.

lundi 10 mars 2008

Six choses à la con

Bertrand Lemaire et BoulesDeFourrure me sont tombés dessus et m'ont demandé de vous réveler 6 choses que vous ignorez (probablement) de moi et qui sont sans aucun intérêt... Allez, c'est parti :

  1. Je fais d'excellentes lasagnes, mais rares sont ceux qui ont pu les goûter, et puis ça ne risque pas d'arriver prochainement, vu que je suis actuellement au régime. Ras le bol d'être bouffi. Et ça marche (le régime, pas d'être bouffi, andouilles !)
  2. Contrairement à ce qu'on pourrait parfois croire, je ne bois pas, du moins en ce moment ;
  3. Je ne regarde quasiment pas la télé, et c'est probablement la raison pour laquelle j'ai l'énergie de faire autre chose. Dans la même veine, j'utilise principalement du logiciel Libre (mais là on s'en doutait) et j'essaye de bouffer des choses bonnes pour la santé. Je ne fume pas et n'ai jamais fumé.
  4. Paradoxalement, j'ai des amis chez Microsoft, TF1 et Monsanto (mais je ne connais personne chez les marchands de cancer). Et là, je viens d'en perdre quelque uns qui s'offusquent de voir leur boite citée au même niveau que les deux autres :-D
  5. Mes enfants jouaient dimanche au logiciel Libre avec des peluches (ne me demandez pas comment ça se joue !). Robin a un Mozilla vert époque Netscape et un pingouin appelé Linux, Philippine a deux Firefox (Firefox 1 et Firefox 2, forcément) et une peluche en forme de soleil (c'est Sun). Du coup, j'ai promis une mouette OOo à Robin et un 3eme Firefox (pour la sortie de FX3) à Philippine !
  6. J'ai eu une de mes oeuvres en Lego (une voiture avec 4 cylindres en ligne, une boite de vitesse et 6 roues dont 4 motrices) qui a été exposé au public, à une époque où c'était la seule façon d'exprimer ma geekitude ! J'en avais une grande fierté, à l'époque... Il faut reconnaître qu'on était deux à avoir fait la voiture, et on avait dû mettre en commun nos boîtes de Lego Technic. Mon partenaire (salut Arnaud !) a fini ingénieur dans l'aéronautique, et moi dans le T-shirt de geek. Je vous laisse deviner qui était le meilleur des deux...

Bon, et qui sont les 6 victimes suivantes à qui je vais refiler la tuile ?

Oui, je sais, ça fait plus que 6...

jeudi 12 avril 2007

Le Syndrome de Pénélope

J'ai trouvé dans un excellent article de Charles Népote une question que je me suis déjà posé : "sommes nous condamnés à faire le jour (pour le boulot) ce qu'on va redouter la nuit (pour le futur de nos enfants) ?".

J'aime cette notion de "Syndrome de Pénélope", qui exprime l'opposition entre le travail qu'on fait le jour et nos intérêts en tant qu'humain, citoyens et parents. Le problème c'est que le syndrome de Pénélope ne concerne pas que les revendeurs de drogue, mais un nombre impressionnant de gens. En particulier, chacun d'entre nous, en tant que professionnel, a intérêt à avoir une croissance la plus forte possible, dans la mesure où c'est bénéfique pour son entreprise, et donc son emploi. A l'inverse, chacun de nous en tant que citoyen, en tant qu'habitant de la Terre, en tant que parent qui souhaite laisser à ses enfants une planète avec un avenir décent, a intérêt à ce que notre société cesse de détruire le monde qui nous entoure en pillant les ressources naturelles, en polluant ces biens communs que sont l'air et l'eau, en ruinant l'équilibre de notre écosystème.

Le souci, c'est que le risque de perdre son boulot est un risque à court terme, bien plus que la destruction de la planète, qui est à plus long terme. Ces derniers temps, en France, on s'écharpe sur qui de Ségo, Bayrou, Sarko et Le Pen sera présent au second tour et deviendra président(e). On se demande qui va le mieux protéger nos emplois, le candidat de la protection sociale et des 35h ou celui du libéralisme ? En vérité, on ne pense qu'au court terme et pas au long terme. On pense à la fiche de paye, pas à l'avenir de la planète et à celui de nos enfants. Au final et à moyen terme, on n'aura ni l'un ni l'autre... Ou plutôt, on espère être dans la catégorie des Happy fews qui aura assez d'argent pour vivre correctement dans ce monde probablement chaotique issu du réchauffement climatique. On notera que ce sont les gens qui font le plus de mal à notre société qui sont les mieux payés : il vaut mieux être chercheur chez Monsanto pour faire des OGM que d'être prof en université. Même diplôme, grosse différence de salaire !

Si ma réflexion est juste, notre société va régresser, compte tenu de l'évolution qu'elle est en train de provoquer au coeur de notre environnement.

Cette situation me fait penser à celle des entreprises qui se savent condamnées à terme à cause d'un changement significatif sur le marché (la plupart du temps l'arrivée d'un concurrent exploitant une technologie innovante). Ces entreprises établies savent qu'elles n'ont pas d'avenir, mais tout les empêche de changer radicalement de direction, car ça serait trop dangereux pour elles (ou plus précisément pour chacun de leurs employés). Je pense par exemple aux maisons de disques face au P2P, ou aux éditeurs propriétaires face au logiciel Libre, ou AOL (époque 1995-2007) face au Web. Ce phénomène a été documenté en long et en large par Clayton Christiensen ces dix dernières années. La recommandation pour les entreprises menacées est de créer une filiale dont la mission est de tuer la maison mère en exploitant le marché émergeant basé sur la technologie perturbatrice. Cette recette est elle applicable, moyennant une adaptation, à la société de consommation dans laquelle nous vivons ?

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