- Chaque année, les 5 + grosses compagnies pétrolières dépensent 200 millions de $ pour faire du lobbying destiné à contrôler, retarder ou bloquer des mesures politiques en faveur du climat ;
- Les données des points de comptage vélo de Paris est disponible en Open Data ( il s’agit des compteurs mis par la municipalité sur la voie publique ;
- « Le charbon est notre NRA. Ils ont un contrôle total sur notre Parlement » explique une chercheuse à propos de l’Australie et de ses feux ;
- De nouveaux documents éclairent l’activité « business » de Cambridge Analytica. Par ailleurs, environ 100 000 documents de Cambridge Analytica sont sur le point de fuiter. D’après The Guardian, ils démontrent que « la manipulation globale est devenue incontrôlable » ;
- Un décennie de réparabilité, le point sur la capacité de notre gadgets électroniques à être réparés, par le site iFixIt ;
- Les feux en Australie sont un message pour le monde : si votre hypocrisie continue, vous allez tous brûler ;
- Open d’Australie : Une joueuse abandonne à cause des fumées toxiques des incendies. Sur la vidéo (que je ne retrouve plus), la sportive s’effondre devant trois messages publicitaires : les montres de luxe Rolex, les SUV Kia et la compagnie aérienne Fly Emirates. Trois symboles de ces entreprises qui mènent la planète à sa perte : le luxe, l’automobile et le tourisme de masse.
- « Il faut rompre avec le matérialisme comme norme de réussite sociale » ;
- Le philosophe Clive Hamilton, à propos de l’Australie et des feux qui la rongent actuellement, balance quelque chose de beaucoup plus large à propos de notre mode de vie et de son impact sur l’environnement : « Ces incendies, comme les catastrophes causées à travers le monde par le changement climatique, font voler en éclats notre vision du monde. D’une façon ou d’une autre, nous devons commencer à imaginer un nouvel avenir sur une terre de plus en plus chaude, une terre de plus en plus hostile à la vie humaine. » ;
- Verizon offers no-tracking search engine, promises to protect your privacy ;
- La police peut-elle changer d’éthique ? ;
- Le salon de l’électronique grand public est terminé. Quelques gadgets saillants :
- Kohler puts an Alexa-enabled smart speaker in a showerhead. TRès déçu par l’absence de caméra dans ce gadget, ces gens auraient pu aller tout au bout du concept !
- Smart potato, la 1ere patate connectée, un projet bien déconnant et second degré présenté par un développeur français de génie, reportage BFM à la clé (des champs) ;
- La plate-forme de publicité ciblée Criteo plombée par Google ;
- Google annonce sa volonté de rendre obsolètes les cookies tiers (c’est à dire ceux qui sont déposés dans votre navigateur par un tiers, quelqu’un qui n’est pas le site que vous êtes en train de visiter) : Making third-party cookies obsolete. J’aime beaucoup le sous-titre de l’analyse d’Ars Technica, qui résume à la perfection le paradoxe dans lequel ils se trouvent : « La sociétéThe ad company wants to protect its revenue model and user privacy at the same time »
- Les enchères en temps réel (RTB), un système complexe (avec des implications en terme de vie privée. Un papier intéressant et assez didactique sur l’utilisation de données personnelles pour la pub. On notera par exemple que les catégories publicitaires de Google qui fait une segmentation permettant d’indiquer :
- l’orientation sexuelle
- l’impuissance masculine
- la chirurgie esthétique
- les infections sexuellement transmissibles
- le cancer
- l’ethnie
- l’infertilité
- l’intérêt pour les sectes religieuses.
- « l’ordinateur personnel est l’équivalent d’une bicyclette pour notre esprit » expliquait Steve Jobs en 1980 ;
- Il y a quelques mois, en mars 2019, l’EFF lançait une campagne poussant Apple à chiffrer les sauvegardes iCloud de ses utilisateurs. Il est très étonnant que ces sauvegardes ne soient pas chiffrées. On pouvait soupçonner des raisons techniques (travailler avec des données chiffrées est plus compliqué qu’avec des données en clair), ou d’expérience utilisateur (données sauvegardées perdues si la clé est perdue) ou pire, de collusion entre Apple et les forces de l’ordre américaines. Reuters penche pour a troisième option : Apple dropped plan for encrypting backups after FBI complained. Voir en français : Apple aurait abandonné l’idée de déployer le chiffrement des sauvegardes sur iCloud après une plainte du FBI ;
- Le Comité National Pilote de l’Éthique du Numérique recrute un permanent en CDD ;
- Inria et la CNIL récompensent une équipe de recherche européenne avec le prix CNIL-Inria 2019 pour la protection de la vie privée ;
- L’antivirus Avast a une filiale qui vend les données personnelles de ses utilisateurs :
- Par crainte pour ses données, le CERN abandonne Facebook Workplace.
mercredi 5 février 2020
En vrac du mercredi
mercredi 5 février 2020. En vrac
lundi 6 janvier 2020
En vrac de nouvelle année 2020
lundi 6 janvier 2020. En vrac
Meilleurs vœux 2020 pour le(s) lecteur(s) du Standblog !
En vedette : le New York Times sur la surveillance
Article énorme du New York Times : Total Surveillance Is Not What America Signed Up For. Les journalistes ont mis la main sur un fichier recensant les déplacements de plus de douze millions d’américains, avec plus de 50 milliards de coordonnées GPS. Un extrait traduit par mes soins :
En analysant ces coordonnées, nos journalistes ont pu pister les mouvement des gardes du corps de Donald Trump et de personnalités du Pentagone. Ils ont pu suivre des manifestants jusque chez eux et espionner des lycéens de Los Angeles. Dans la plupart des cas, c’était un jeu d’enfant de relier une piste prétendument anonyme à un nom et une adresse, et donc une personne identifiée. ;
Votre smartphone peut diffuser votre lieu exact des milliers de fois par jour, via des centaines d’apps, instantanément à des dizaines de sociétés. Chacune de ces entreprises a la capacité de suivre individuellement des téléphones où qu’ils soient, quasiment en temps réel. Ça n’est pas un bug dans le système. C’est le système.
Le même New York Times a publié une Visualisation ‘One nation, tracked’ des données récupérées. Extraordinairement révélateur sur la vie de personnes qui devraient pourtant rester discrètes pour des raisons d’État (ou leurs propres opinions politiques ou orientation sexuelle).
En vrac
- Un édito sur LinkedIn : Concurrencer un géant, vite ! (attention boulot inside) ;
- Les Echos me font l’honneur d’un portrait : Tristan Nitot, dans les rouages du moteur Qwant ;
- Soyez gentil, votre entreprise en sera plus performante !. Plus que la gentillesse, c’est la bonne humeur, la générosité et l’esprit d’équipe qui importent (mais forcément, ça claque moins dans un titre) ;
- Ces gens de droite convertis au vélo… et à Hidalgo ;
- Totok It Seemed Like a Popular Chat App. It’s Secretly a Spy Tool. Totok, la messagerie des Emirats Arabes Unis, concurrence WhatsApp et Skype dans un pays où ces dernières sont interdites. Seul problème, cette application — installée sur des millions de téléphones — est prévue pour espionner ses utilisateurs ;
- Les Pays-Bas définitivement condamnés pour inaction climatique ;
- Google : 150 millions d’euros d’amende pour abus de position dominante en France ;
- Vous pensez n’avoir rien à cacher ? Vous pourriez changer d’avis : Le Conseil constitutionnel autorise le fisc à la surveillance de masse ;
- Alphabet (Google) annonce qu’il va mettre fin cette année au « Double Irlandais ». Viennent-ils de réaliser que leur optimisation fiscale était inacceptable ? Est-ce une prise de conscience morale ? Pas du tout, ils y ont été obligés !
- Une tribune d’Aurélien Barreau : Nous manquons tellement d’audace… ;
- 3.4 - Une nécessaire décentralisation (transcription/ format HTML). La vidéo ;
- This Decade’s Mobility Winner? The Bicycle (et c’est Forbes.com qui le dit !) ;
- Après Google, Amazon accusé de faire pression sur des salariés protestataires ;
- Scandale Cambridge Analytica : le Brésil inflige une amende de 1,5 million d’euros pour Facebook ;
jeudi 19 décembre 2019
Le possible succès du vélo
jeudi 19 décembre 2019. Environnement
En allant vélotaffer ce matin à coté du Louvre
Alors que nous vivons avec la grève pour le système des retraites, les vélos sont devenus beaucoup plus nombreux dans les rues des grandes villes. Cela m’a amené à relire un article datant de cet été : Qu’est-ce que le « système vélo » ? C’est un concept expliqué par le l’économiste et urbaniste Frédéric Héran, auteur de Le retour de la bicyclette. En voici un résumé :
Comme tout mode de transport, le vélo est un système, il faut, pour bien fonctionner :
- un véhicule en bon état et les services associés ;
- un réseau dense et continu, bien maillé ;
- des usagers capables de se servir de ce véhicule sur ce réseau et de respecter quelques règles ;
- un environnement accueillant et suffisamment sûr.
En plus de cela, depuis quelques années, quatre cercles vertueux se sont mis à tourner :
- Un effet de parc : plus les vélos sont nombreux, plus l’offre de vélos et d’accessoires s’étoffe et peut être adaptée à la diversité des clients, ce qui renforce l’usage du vélo. Que l’on songe, par exemple, aux vélos cargos : plus il y en a, plus il est facile de trouver un fournisseur et réparateur, et plus il y en a.
- Un effet de réseau : plus le réseau des aménagements cyclables est dense, plus il devient efficace et attractif. Le territoire est rendu plus accessible, au point que le choix du vélo finit par s’imposer jusqu’à saturer le réseau qu’il faut agrandir.
- Un effet de club : plus la communauté des cyclistes s’agrandit, plus elle accède à des avantages spécifiques (comme le double-sens cyclable ou le laisse-le-passage au feu rouge), accroît son pouvoir d’influence et tend à imposer la pratique du vélo comme nouvelle norme de comportement.
- Un effet de sécurité : plus les cyclistes sont nombreux, plus ils sont en sécurité. On constate que, quand la pratique augmente, les accidents diminuent (ou s’accroissent moins vite). Car les cyclistes deviennent plus visibles, les aménagements sont plus nombreux, de plus en plus d’automobilistes sont aussi par ailleurs cyclistes et font donc plus attention… ce qui encourage en retour la pratique. (Dans le jargon cycliste, on appelle cela la masse critique). C’est pour cela qu’aux Pays-Bas, les cyclistes ne portent pas de casque et n’en voient pas l’intérêt : ils sont suffisamment nombreux pour qu’on fasse attention à eux et donc qu’ils soient en sécurité à vélo.
Paris, en cette fin d’année 2019, est intéressant à plusieurs titres : d’une part les pistes cyclables sont de plus en plus nombreuses, ce qui rend la pratique plus facile. Par contre, le réseau de boutiques s’effondre sous la demande des néo-cyclistes ! Je voulais offrir une lumière pour son vélo à un collègue cycliste pour Noël, impossible d’en trouver une dans les différentes grandes surfaces. Pareil pour les pantalons de pluie !
Mais j’ai bon espoir que certains néo-cyclistes qui auront découvert la pratique du vélotaf vont continuer à prendre leur vélo pour aller travailler, peut-être justement parce que leurs débuts ont été dans les pires conditions, de nuit, sous la pluie et le froid. Après tout, n’ai-je pas commencé à vélotaffer un premier décembre ?
mercredi 18 décembre 2019
En vrac du mercredi
mercredi 18 décembre 2019. En vrac
En vedette :
L’ONG Climate Interactive vient de lancer un outil interactif en ligne qui permet à chacun de mieux comprendre comment interagissent les différentes variable de l’équation climatique. Ce simulateur s’appelle EN-roads Simulator. Le voici.
- Il est accompagné d’un jeu de rôle, permettant à des groupes de travailler sur le sujet sous la forme d’un jeu ;
- Voici un modèle que j’ai créé (c’est super facile de cliquer sur des boutons, mais c’est l’exécution qui est « non-triviale » !).
Ce que je trouve assez génial, c’est la possibilité de mesurer l’impact des différentes options sur le réchauffement, sans pour autant plonger dans des modèles mathématiques forcément ultra-complexes. J’adorerais jouer à une partie de ce jeu de rôle !
En vrac :
- Chez Google, une page se tourne avec le départ de ses deux cofondateurs. “Certains salariés les caricaturent en dirigeants qui « abandonnent » Google en pleine crise interne. « Ceux qui ont créé l’entreprise avec la devise “don’t be evil” [ne pas faire le mal] fuient en voyant la créature qu’elle est devenue », a tweeté Rebecca Rivers, l’une des employés, dont le licenciement a suscité une marche de soutien des salariés, le 22 novembre. « Nous espérions que Sergey et Larry répareraient Google. Au lieu de cela, ils quittent le navire », a ironisé le compte du collectif d’employés « Google Walk Out For Real Change ». Le départ des fondateurs est perçu comme un symbole après les mobilisations de salariés contre le contrat militaire Maven, le projet Dragonfly de moteur de recherche pour la Chine, ou contre la gestion des cas de harcèlement sexuel.” ;
- MOOC CHATONS : un parcours pédagogique pour favoriser l’émancipation numérique, qui annonce le lancement en bêta de mooc.chatons.org !
- Minute bombage de torse : j’ai été invité à participer à la création du Comité Pilote d’Éthique du Numérique sous l’égide du CCNE. Voici le communiqué de presse (format PDF) et la liste des membres (format PDF) ;
- à Meudon, le maire a débarrassé une rue des embouteillages provoqués par l’application Waze ;
- Le boom du vélo quotidien en Île-de-France ;
- Climat : la Terre se rapproche de « points de basculement » irréversibles ;
- La jeune militante du climat Greta Thunberg désignée personnalité de l’année 2019 par le magazine « Time » ;
- Grève des transports: presque autant de vélos que de voitures circulent dans Paris.
vendredi 13 décembre 2019
Il faut d'urgence réduire les émissions de gaz à effet de serre
vendredi 13 décembre 2019. Environnement
J’ai lu avec beaucoup d’intérêt un article du Monde : Climat : après une décennie perdue, les Etats doivent réduire drastiquement leurs émissions (réservé aux abonnés, malheureusement).
Je vous préviens, c’est du brutal :
Les pays devront abaisser de 7,6 % leurs rejets carbonés chaque année entre 2020 et 2030 s’ils veulent contenir le réchauffement climatique à un seuil soutenable. Les émissions augmentent au contraire irrépressiblement.
Deux graphiques très intéressants issus de l’article :
La trajectoires émissions gaz effet de serre
Ce qui est intéressant dans ce graphique, c’est de constater plusieurs choses :
- Si on continue à ce rythme là, nous allons arriver à 3,4°C et 3,9°C à la fin du XXI S.
- Même si les 196 pays signataires de l’accord de Paris respectent leur engagmeent, nous sommes partis pour une hausse de 3,2°C (c’est qui est une catastrophe).
- pour rester sous les 1,5°C à 2°C de réchauffement, il faut réduire de façon très très brutale la production des gaz à effet de serre. (Il faut diviser par deux les émissions en 30 ans pour rester sous 2°C et par 9 pour rester sous 1,5°C).
Autrement dit, si on reste comme ça, les enfants nés en 2019 n’auront pas une planète qui ressemble à la nôtre. Pour rappel, au delà de 1,5°C de réchauffement, les choses commencent à s’emballer. à 2°C, c’est déjà très problématique.
Si on veut éviter cela, il faut changer radicalement le mode de fonctionnement de notre société en terme de consommation, déplacement etc.
Les émissions de CO2 par habitant
Ce second graphe est plus optimiste. On voit que par habitant, la production de CO2 baisse aux USA et en Europe. Bien sûr, elle augmente en Chine et en Inde. Ce que cache le graphe, c’est que la population de ces deux pays est en forte hausse, ce qu’il ne faut pas oublier, car c’est une grosse partie du problème.
Une autre chose est visible, mais de façon moins distincte : c’est que la Chine est certes productrice de CO2, mais c’est partiellement du au fait qu’elle est l’usine du monde. Si on retire de son bilan carbone ce qu’elle exporte et qu’on le réattribue aux pays qui importent, on voit que la Chine, toujours par habitant, produit beaucoup moins de CO2 que les USA (3 fois moins) ou que l’Europe (25% de moins).
Les émissions mondiales sont largement tirées vers le haut par la Chine et, à un moindre degré, par l’Inde. Mais, note le rapport du PNUE, « les pays développés ne peuvent pas se contenter de réduire leurs émissions nationales en les exportant vers les économies émergentes ». Lorsque l’on inclut les émissions de CO2 générées par la production des biens importés, un Européen pollue un peu plus qu’un Chinois – avec respectivement 8,1 et 6,1 tonnes par an et par habitant.
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