mardi 18 juillet 2017

En vrac du mardi

Après quelques jours de moto au départ de St Étienne (pour les rencontres Mondiales du Logiciel Libre) en direction du Vercors, du Luberon avec un retour par les petites routes, ici… Nevers :

Mise à jour en bonus

La fable des deux chiens

C’est l’histoire (extraite d’un livre de Raphaëlle Giordano) d’un homme qui va trouver un sage pour apprendre auprès de lui :

— Dites-moi, vous qui êtes sage, qu’est-ce qu’il y a dans votre esprit ?

— Dans mon esprit, il y a deux chiens, un noir et un blanc. Le noir est le chien de la haine, de la colère et du pessimisme. Le blanc est celui de l’amour, de la générosité et de l’optimisme. Ils se battent tout le temps.

Le disciple fut un peu surpris.

— Deux chiens ? Qui se battent ?

— Oui, pratiquement tout le temps.

— Et lequel gagne ?

— Celui que je nourris le plus.

lundi 3 juillet 2017

Du danger de la centralisation

Très bon papier de l’Imprévu : Bug de l’an 2000, on n’a encore rien vu. En voici la conclusion :

En somme, si faire appel à de plus gros acteurs répond à un besoin de réduire les coûts, il provoque une centralisation des services parfois gênante. Un constat valable également pour les logiciels : « Si tout le monde repose sur un acteur, les pannes ont des impacts beaucoup plus forts. Il y a aussi une question de diversité : si tout le monde utilise le même logiciel, quand il a un problème, tout le monde a un problème », ajoute Julien Rabier, associé co-gérant chez Sysnove (et membre de la société des amis de L’imprévu).

Une centralisation qui fait aujourd’hui figure de bête noire du monde numérique pour Tristan Nitot, le fondateur de Mozilla Europe. Outre les bugs occasionnels qui peuvent surgir de temps en temps — et ceux prévus comme celui de 2038 —, il faut se préoccuper du fait « qu’on est de plus en plus possédés par ce qu’on peut faire avec le numérique ». Ce sont nos données personnelles que nous confions aux géants d’Internet et qui, de fait, ne nous appartiennent plus, explique l’auteur de surveillance://.

Plusieurs services tentent de répondre à ces problématiques. C’est le cas de Qwant, un moteur de recherche made in France, qui surfe sur l’absence de flicage de ses utilisateurs, ou Snips, une start-up française d’intelligence artificielle. Citons encore Cozy Cloud, pour lequel travaille Nitot : « Un cloud éventuellement hébergé chez vous, avec un disque dur, vos données à vous et des applications qui tournent dessus et sans centralisation. Au lieu de mettre plein de données dans un algorithme central, celui de Google ou de Facebook, nous mettons des données dans des petits ‘récipients’, chacun son ordi avec ses données dedans ». Des projets au cœur d’une rude bataille. « C’est encore balbutiant, avoue Tristan Nitot, mais c’est essentiel de préparer l’après-Google, un Internet décentralisé, où les gens auront la maîtrise de leur informatique, de leurs appareils numériques, et de leurs données. »

On aurait donc tort d’avoir peur d’un bug à venir. En revanche, il devient nécessaire de prendre conscience de la façon dont sont utilisés nos données et autres outils numériques. « ”On sait que dans l’agroalimentaire, les cochons ne sont pas clients des fermiers, et on a tous l’impression d’être les clients de Google et Facebook : sur Internet, les clients ce sont les annonceurs publicitaires, nous on est le bétail », conclut Nitot. Un bétail qui ferait mieux de se prémunir du plus grand risque à venir, non pas celui d’une indisponibilité temporaire de nos services, mais celui du recours massif à de gros acteurs comme Amazon Web Service et consorts.

mercredi 28 juin 2017

En vrac du mercredi

En vedette

L’été est déjà là, les vacances approchent, mais j’ai encore le temps de faire quelques présentations dans les jours à venir, où je vais parler vie privée, cloud personnel, self-data, souveraineté personnelle et logiciel libre :

En Vrac

dimanche 25 juin 2017

Gmail et la pub

La nouvelle est tombée et a surpris beaucoup de monde : Gmail ne sera plus utilisé pour vous pister !.

Attention, c’est facile de prendre l’information de travers. Voici quelques exemples :

Toutes ces affirmations sont fausses. Explications.

D’une part, Gmail va continuer à afficher de la publicité ciblée. Parce que c’est leur modèle commercial (88% de leurs revenus, quand même). Et ça risque de durer, même s’ils essayent de les diversifier.

D’autre part, Google va continuer à lire votre courrier, à vous et au 1,2 milliard d’utilisateurs. Pour en savoir toujours plus sur vous, vos centres d’intérêts, les personnes avec qui vous échangez et de quoi vous parler. Seulement, ils en savent déjà suffisamment par ailleurs pour cible leur publicité à partir d’autres sources comme vos recherches Google Search, votre position GPS via Google Maps, votre téléphone Android, vos clics sur les publicités, votre historique de navigation Chrome, etc.

Enfin, il va bien falloir croire Google sur parole, parce que leur code source est propriétaire et qu’il tourne sur leurs serveurs. Mais on espère qu’ils jouent franc jeu. Après tout, ils affirment que leur slogan est “don’t be evil”. Ah, ils ne le disent plus ? Mais pourquoi ?

Mise à jour : Le gros intérêt de la manip’, pour Google, c’est d’arrêter de violer le secret des correspondances (dans plein d’endroits civilisés, lire le courrier des gens est interdit par la loi). Google avait déjà eu des soucis avec la justice de Californie, et se met en conformité avec la nouvelle loi pour une république numérique, comme le rappelle Axelle Lemaire.

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