jeudi 2 septembre 2021

Le GIEC et nous

 forêt après un incendie en Californie

On a quand même passé un drôle d’été… Un temps pourri sur une bonne partie de la France, des catastrophes naturelles en rafales dans les actualités :

En même temps, le nouveau rapport du GIEC est sorti le 9 août 2021, et il est très important. C’est le 6eme du genre (le premier date de 1990) et c’est la première partie qui sera suivie de 2 autres dans les mois à venir (mars 2022) avec une synthèse dans tout juste un an.

Ce nouveau rapport du GIEC est très important car il explique pourquoi on assiste à une augmentation en fréquence et en intensité de ces catastrophes naturelles.

Dans un monde à +4°C, les températures extrêmes séviront neuf années sur dix, les précipitations intenses près de trois années sur dix et les sécheresses quatre ans sur dix

Malgré les efforts très importants de vulgarisation du GIEC, la lecture des différents documents est souvent ardue. Pour cela, certains ont produit des articles de vulgarisation, rendant encore plus facile la compréhension de ces sujets. Je pense en particulier à Thomas Bon Pote Wagner. Voici donc quelques liens pour mieux comprendre ce qu’il y a dans ce rapport :

  1. Des articles de vulgarisation en français :
    1. Le rapport du GIEC pour les parents et enseignants avec un poster à partager ;
    2. Synthèse et analyse du nouveau rapport du GIEC. Article de vulgarisation en français ;
  2. Les documents du GIEC :
    1. Résumé pour décideurs / Summary for PolicyMakers (format PDF, 42 pages)
    2. Résumé technique / Technical Summary (format PDF, 159 pages)
    3. Rapport d’évaluation #6 complet du groupe de travail 1 / AR6WGI Full Report (format PDF, 3949 pages)

Par ailleurs, dans le cadre de mes conférences sur le numérique et le changement climatique, je commence souvent par une introduction au changement climatique, que je pense accessible à tous. Par exemple, les 30 premières minutes de cette vidéo.

Pour faire face à ce qui est en train de se passer, il est essentiel que chacun de nous se renseigne, se forme sur le sujet, pour pouvoir agir. Au minimum, lisez le billet de Bon Pote, Le rapport du GIEC pour les parents et enseignants.

Normalement, à moins d’être un psychopathe total, si vous avez lu ces document et/ou vu cette vidéo, vous avez une furieuse envie de changer quelque chose dans notre mode de vie. Alors je vous encourage à faire une simulation de votre empreinte carbone avec le site NosGEStesClimat puis de cliquer ensuite sur le bouton « Passer à l’action », qui vous donnera une liste d’actions possibles en commençant par les plus faciles. À vous de jouer !

(Et pour les fainéants, voici l’infographie de Bon Pote, il suffit de cliquer pour la voir en grand !)

mercredi 1 septembre 2021

Changement climatique et numérique

Fin juillet, j’étais invité à l’événement Entrée Libre à Quimper pour y donner une conférence. J’ai choisi le sujet qui m’intéresse en ce moment, à savoir rapport entre changement climatique et numérique.

La conférence a été enregistrée :

Changement climatique et numérique par Tristan Nitot

  • Les 33 premières minutes visent à expliquer le changement climatique : comment ça arrive, qu’est-ce que ça pose comme problèmes, et ce que ça implique de changer pour chacun de nous ?
  • De la 33e minute à la 37eme, le rôle positif du numérique dans la gestion de la crise climatique
  • À partir de la 37e minute :
    • Principe d’Upton Sinclair
    • Place du numérique dans la consommation d’énergie et la production de CO2 d’un français moyen
    • Comment la loi de Moore a poussé à faire de l’obésiciel
  • 49e minute : Que puis-je faire en tant qu’informaticien ?
  • 59 mn 30s : Que puis-je faire en tant que consommateur de services numériques ?

Le support de présentation (format PDF) est disponible pour ceux qui le souhaitent.

Au passage, je tiens à adresser un immense merci au Centre des Abeilles pour l’accueil, à Brigitte et tous les bénévoles pour l’organisation et à Penn Ar Web pour la logistique vidéo.

Où voir la vidéo sur d’autres sites ?

Quelques liens mentionnés dans la présentation :

Que manque-t-il dans cette présentation ?

Lors des questions / réponses (avec la participation surprise de l’ex-députée Isabelle Attard !), puis pendant le déjeuner qui a suivi, il est apparu que j’avais laissé de coté tout l’aspect collectif de l’action. C’était volontaire, mais pas dit explicitement, ce que je regrette. En effet, je voulais par principe, après avoir expliqué le problème, donner des leviers d’action concrets pour chacun, qu’il soit utilisateur ou informaticien. Mais il existe bien sûr d’autres leviers d’action collectifs, comme le vote, l’engagement politique ou associatif etc. C’est un peu l’angle mort de ma présentation (déjà vraiment très longue) et j’aurais dû le préciser, même si c’était en une seule phrase du genre « il existe des moyens d’action collectifs, mais j’ai décidé dans cette présentation de me focaliser sur les actions individuelles ».

mardi 6 juillet 2021

Une histoire d'autocollants vélo

Autocollants vélo

On ne va pas se mentir, j’ai une fascination pour les autocollants pour vélos. Alors quand j’en ai l’occasion, j’en achète, j’en récupère aussi, j’en donne quand j’en ai en double. Il y en a un qui me fait particulièrement sourire, en anglais, qui dit “Burn fat, not oil” (brûle du gras, pas de l’essence). Mais il fallait aller l’acheter aux USA (donc avec un bilan carbone catastrophique), et du coup je me suis dit que j’allais faire une version imprimée en France à distribuer autour de moi. Je fais un sondage sur Twitter pour savoir si je fais une version française ou anglaise avec 300 réponses, je n’en reviens pas.

À mon grand dam, c’est la version française qui l’emporte, quelques suggestions de tournure (par exemple « Brûle le gras, pas l’essence »). Et puis certains ont faire remarquer que ça les mettait mal à l’aise, parce qu’ils considéraient que c’était grossophobe, ce qui évidemment ne m’avait même pas effleuré (je vous épargne mon IMC pour vous éviter des cauchemars : je suis de la #teamDodue, si vous voyez ce que je veux dire).

Comme je faisais ce projet pour faire plaisir aux copains cyclistes et que je n’ai pas envie de créer une polémique, j’arrête donc le projet.

La bonne nouvelle, c’est que je vais économiser 180 € d’impression.

Et, dans un esprit de partage, je publie sous licence CC0 mes fichiers pour qu’ils puissent servir de base à d’autres travaux :

PS : En vue de préserver ma santé mentale, les commentaires de ce billet sont fermés.

jeudi 6 mai 2021

À propos de la loi climat

Coucher de soleil sur la côte de nacre, Normandie, France

La loi climat est votée à l’Assemblée Nationale, mais elle n’est pas suffisante pour atteindre nos objectifs climatiques, explique la journaliste Audrey Garric dans un live du Monde :

En l’état, ce projet de loi ne permettra pas à la France de tenir ses engagements climatiques. Selon l’étude d’impact réalisée par les services du ministère, le texte (tel qu’il a été déposé en conseil des ministres) ne permettrait de réaliser que 10 % du chemin qu’il reste à parcourir pour réduire nos émissions de 40 % d’ici à 2030 par rapport à 1990. Mais le gouvernement argue que ce texte n’est pas seul, et que l’objectif sera atteint grâce à toutes les autres actions et lois (sur l’énergie, la mobilité, l’économie circulaire, le plan de relance) prises depuis le début du quinquennat.

Afin de prouver que la France tiendra ses promesses, le gouvernement a mandaté le cabinet de conseil privé Boston Consulting Group (BCG). Ses conclusions montrent que l’on n’est pas dans les clous : on parviendrait, au mieux, à une baisse de 38 % des émissions à l’horizon 2030 comparé à 1990 et, encore, c’est un défi qui « suppose aussi de mobiliser des moyens politiques, financiers et humains inédits ». Cette étude fait partie du mémoire en défense de l’État dans l’affaire qui l’oppose à Grande-Synthe et d’autres devant le Conseil d’État. A l’inverse, une étude du cabinet Carbone 4, mandaté par les quatre organisations de « l’Affaire du siècle », conclut qu’en l’état actuel des mesures prises ou envisagées la France ne sera structurellement pas en mesure d’atteindre l’objectif de − 40% de GES à l’horizon 2030.

lundi 29 mars 2021

En vrac du lundi

Parc André Citröen, à Paris

Numérique

Climat

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