samedi 23 février 2019

En vrac sur le climat du samedi

lundi 18 février 2019

Agir pour le climat à titre individuel

Velo et tour Eiffel

Comme vous le savez peut-être, j’ai pris en 2018 de nouvelles habitudes pour réduire mes déchets et ma production de CO2 et de rouler à vélo. En substance, j’ai décidé de faire ma part pour limiter le changement climatique. Bien sûr, on pourra me rétorquer que les actions individuelles ne suffisent pas[1]. Et pourtant, elles sont importantes. Voici pourquoi :

Je suis un individu et c’est bon pour moi

Pour moi, le sujet est important et mon action sur ces sujets est réelle et quotidienne. Elle a la grande qualité de faire que je suis dans l’action, et même si c’est minime, c’est déjà ça. Je suis cohérent dans mes actions et dans mes convictions, et c’est vraiment bien positif au quotidien. Attention toutefois de ne pas tomber dans le punitif, à faire qu’on s’interdit trop de choses, ce qui rendrait ce changement trop lourd à porter sur le long terme. J’ai revendu ma grosse Harley Davidson et finalement c’était un soulagement pour moi. J’ai gardé ma vieille Royal Enfield qui consomme 4 litres au 100km et je sais que je remonterais dessus un jour.

Pour les industriels, je suis un consommateur

Les industriels adaptent leur production en fonction de la demande des consommateurs, sinon ils n’arrivent pas à la commercialiser. Je reprends donc à mon compte l’adage popularisé par Coluche : “Quand on pense qu’il suffirait que les gens n’achètent plus pour que ça ne se vende pas !”. Et les mêmes industriels finiront par faire des produits plus respectueux de l’environnement, avec moins d’emballage, plus faciles à réparer, etc. Je suis aussi vigilant de ne pas devenir une victime de la publicité : quand je veux acheter un truc, je me demande d’où vient l’envie, et si c’est un vrai besoin. Si oui, j’achète un objet de qualité, qui va me durer longtemps.

Pour mes proches, je suis l’exemple qui suscite le débat puis l’action

Quand j’agis d’une certaine manière, pour moi, pour me sentir cohérent avec mes valeurs, les gens le remarquent parfois, et on en parle. Pourquoi ne manges-tu plus de bœuf ? Pourquoi roules-tu à vélo ? Pourquoi as-tu décidé de ne plus prendre l’avion pour aller en vacances en 2019 ? Ça peut sembler fou, mais ça fonctionne. Au bureau, il y a de plus en plus de “vélotaffeurs” (personnes prenant le vélo pour aller bosser), et pourtant c’est l’hiver. Le simple fait de faire, d’avoir une démarche, ça rend socialement acceptable le fait d’être écolo. Et d’autres suivent. Peut-être avez-vous vu cette vidéo TED qui démontre la naissance d’un mouvement, où l’on constate que c’est le premier suiveur qui transforme un marginal en un leader. À nous d’être le premier suiveur local, celui qui diffuse localement le mouvement pour le climat. (Attention de ne pas devenir un gros lourd qui embête tout le monde avec ces sujets !)

Pour les élus, je suis un électeur

Fondamentalement, les politiciens sont des suiveurs. Presque tous aujourd’hui connaissent le problème du changement climatique et les enjeux (à part une poignée de climatosceptiques qui sont payés pour ne pas comprendre). Mais un politicien cherche avant tout à être élu, condition sine qua non pour pouvoir exercer son métier. Autrement dit, un politicien ne prendra des mesures que dans la mesure où cela mènera à sa réélection. S’affirmer respectueux de la planète, conscient des enjeux écologiques, c’est rendre possible des politiques qui sont nécessaires mais que les élus ont peur de mettre en place car leur carrière pourrait en pâtir.

Voilà pourquoi je pense que le changement passe par moi !

Mise à jour

Je lis ça et là que ce que fais, dis et écris ne suffira pas. Je suis bien d’accord. Arrêter de manger du bœuf, limiter les déplacements en avion ou faire du vélo ne suffira pas. Mais c’est un premier pas. Indispensable pour faire le second pas, par exemple participer à une manifestation pour le climat. Qui lui non plus ne suffira pas. Mais qui permettra un troisième pas. Et ainsi de suite. Refuser de faire le premier pas sous prétexte que l’objectif semble trop loin est lâche, car l’enjeu est de taille. Je dirais même qu’il n’y a pas de plus grand enjeu au XXIe S.

Pour faire un grand voyage, vous avez sûrement remarqué que c’est le premier pas qui coûte. Certes. Mais faire ce premier pas est un accomplissement, d’autant plus que qu’en nous voyant avancer, d’autre se mettent à faire de même.

mercredi 9 janvier 2019

S'informer en écoutant des podcasts sur l'environnement

Je le disais récemment, il est important de se renseigner et se documenter sur les enjeux du changement climatique : d’où il vient, quels sont les mécanismes physiques, météorologiques, économiques, financiers, humains qui sont en jeu. Quelle est l’urgence, que peut-on faire, économiquement, politiquement ?

Une façon de faire, c’est d’écouter des podcasts, ces enregistrements audio qu’on met dans son smartphone. Sur l’iPhone, c’est facile : il y a une application podcasts de série. Sur Android les applications sont nombreuses.

L’avantage des podcasts, c’est qu’on peut les écouter dans les transports en commun, en voiture, quand on se promène, à son rythme, en alternant avec de la musique par exemple. Le sujet étant pesant[1], il peut être intéressant d’alterner podcast souvent dense (mais passionnant) et musique plus légère…

Une fois l’application choisie, installée et lancée, il ne reste plus qu’à choisir le podcast. J’ai pour ma part dans mon smartphone ces deux-ci :

  1. Atterrissage de Damien Detcherry. Parmi mes épisodes préférés :
    1. Jean-Marc Jancovici — Décarboner l’Europe et
    2. Pierre Larrouturou — Lever 450 milliards pour le climat, sur les aspects solutions économiques du problème.
  2. Présages d’Alexia Soyeux, que je n’ai pas encore fini d’écouter (Celui sur Corentin de Chatelperon est particulièrement enthousiasmant !).

Par ailleurs, pendant les vacances de Noël, France Culture a fait une série de cinq émissions sur le changement climatique Mauvais départ pour le siècle : comment préparer l’avenir ?. Elles sont disponibles en podcast, pour ceux qui le souhaitent :

  1. L’irruption de l’Anthropocène ;
  2. Tout n’est pas perdu, vivons l’effondrement ! ;
  3. Sauver le vivant et se sauver avec lui ;
  4. Eloge de la frugalité  ;
  5. Rêve et réalité autour d’un revenu pour tous .

Je prépare aussi une liste de livres pour ceux qui préfèrent. D’ici là, bonne écoute !

Note

[1] Normal, il est lié au deuil. Ça ne veut pas dire qu’il ne faut pas écouter ces podcasts, mais qu’il faut le faire avec parcimonie et quand on se sent émotionnellement stable.

lundi 7 janvier 2019

En guise de vœux 2019

Portrait de Tristan Nitot avec son vélo de nuit

Nous sommes le 7 janvier et je n’ai toujours pas souhaité la bonne année à mes lecteurs… Il est temps que je m’y mette ! Plutôt que vous lister les bonnes résolutions pour 2019, je voudrais vous parler de celles déjà mises en place en 2018…

Comme vous le savez peut-être, après plusieurs années à parler du climat avec une régularité très variable, j’ai décidé de passer à l’action. On peut remercier au passage Nicolas Hulot qui, par sa démission, a su me motiver, combiné au dernier rapport du GIEC.

En 2018 :

  • J’ai changé mes habitudes alimentaires :
    • j’ai limité au maximum ma consommation de boeuf ;
    • Je mange végétarien presque tous les midis : j’ai trouvé un traiteur italien qui fait des salades (base pate ou salade suivant la saison) avec des ingrédients au choix.
  • Je limite au maximum l’utilisation de plastique jetable :
    • J’utilise une gourde à la place des verres en plastique et des bouteilles en plastique ;
    • je ne prendre plus de boissons à emporter le midi ;
    • Je limite au maximum les déjeuners à emporter et je mange sur place, ça limite l’utilisation de récipients et couverts jetables ;
  • J’ai pris des décisions en ce qui concerne mes transports :
    • J’ai décidé de ne plus prendre l’avion pour partir en vacances en 2019[1] ;
    • Je prends le train autant que possible pour le boulot (Nice et Toulouse : aussi jolies que vous soyez, vous m’êtes pénibles à privilégier l’avion !)
    • Je n’utilise quasiment jamais de véhicules thermiques (moto, voiture) pour aller au boulot, sauf cas de force majeur ;
    • Je suis devenu un fier vélotafeur[2].
    • Je pratique toujours l’éco-conduite, ça limite grandement ma consommation d’essence ;
    • Coté moto, j’ai ressenti un fort désintérêt pour la moto, jusqu’alors passion dévorante. J’ai revendu ma Harley au printemps. Je traine toujours les stigmates de ma collectionnite et j’ai donc toujours quelques vieilles bécanes au garage, mais la plus grosse est un modeste 650cc qui a 14 ans, et c’est aussi bien comme ça.
  • J’ai décidé de me documenter (ça se voit dans mes billets En Vrac) pour mieux comprendre le changement climatique, les moyens d’action, etc. et pouvoir en parler autour de moi :
    • J’ai changé les comptes Twitter que je suis : plus de vélotafeurs, moins d’emmerdeurs et moins de gens qui abordent les sujets qui me lassent[3] ;
    • J’écoute plus de podcasts sur l’environnement ;
    • J’achète et je lis plus de livres sur le changement climatique.
    • J’ai arrêté d’acheter des magazines de moto. À la place ce sont des magazines de vélo !

Pour 2019, je vais continuer dans cette direction. Et vous ? Vous avez des choses que vous comptez mettre en place ou que vous me suggérez ?

Notes

[1] Pour le boulot, ça va être beaucoup plus compliqué :-/

[2] Personne allant au travail à vélo.

[3] Si je ne vous suis plus, ne le prenez pas personnellement, vous faites sûrement partie de la 2eme catégorie ;-)

mercredi 2 janvier 2019

Bilan de vélotaf en 2018

Velo Moustache et tour Eiffel.jpg

Hier, c’était la première sortie de “vélotaf” (vélo pour aller bosser) le 1er janvier (mais sans aller bosser). J’en ai profité pour faire un petit bilan de 2018 sur cet aspect de ma vie :

  • nouveau vélo Moustache que j’aime d’amour
  • 5 antivols. Ça fait beaucoup, mais ça s’explique :
    • celui de série, nul
    • celui que j’ai acheté le jour même, articulé, censé être super mais dans lequel je n’ai pas super confiance
    • un U pour vélo de qualité, que j’utilise en priorité, avec l’articulé pour faire bonne mesure
    • un U de moto laissé au bureau pour me garer rapidement quand j’arrive
    • un U de moto laissé dans le garage de la maison
  • 0 crevaison
  • 0 accident
  • 262km en décembre malgré une entorse (faite dans le MÉTRO !)
  • un gain quotidien énorme en temps
  • Le sourire quand je vais bosser !

Et vous votre bilan de vélotaf?

262 km à velo en 2018.jpg

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