- Une étude démontre que les cyclistes enfreignent beaucoup moins la loi que les automobilistes (au Danemark). Il est bien sûr possible que les chiffres soient différents en France, mais pas forcément. Quelques extraits :
- 4,9 % des cyclistes enfreignent la loi dans les villes où les infrastructures cyclistes sont présentes, 14 % là où il n’y en n’a pas (astuce : pour que les cyclistes se conduisent bien, installer des infrastructures cyclables !) ;
- À l’inverse, 66 % des automobilistes ne respectent pas la loi (essentiellement la limitation de vitesse) ;
- À Londres, 84 % des cyclistes respectent les feux rouges ;
- Le climat, priorité européenne des Français. Toujours au niveau Européen, la lutte contre le terrorisme arrive 2eme et la politique monétaire 3eme ;
- Prendre l’avion pollue encore plus qu’on ne l’imagine ;
- Interview de Philippe Bihouix : « La transition doit créer immédiatement du bonheur pour un maximum de personnes » « Aujourd’hui, on vit encore dans ce paradigme du XIXe siècle qui considère que les énergies et les ressources sont gratuites ou presque – il faut simplement payer le capital et le travail pour les extraire du sol. Mais on ne prend pas en compte les impacts environnementaux, ou la rareté » ;
- Sortie de la 3ème édition du livre écoconception web : les 115 bonnes pratiques ;
- Faut-il taxer le kerozène des avions ?. Ca rapporterait à l’État de l’ordre de 3,5 milliards d’euros par an. Rappel : « le kérosène est le seul carburant issu du pétrole qui est exonéré de taxe »
- Ivre, il s’endort à bord de sa Tesla et il est réveillé par les sirènes de la police ;
- Total pointée comme une « major du chaos climatique » . « Alors que dans sa communication, la multinationale assure vouloir limiter le réchauffement climatique à 2°C, les annexes aux comptes consolidés de Total révèlent que le groupe construit en réalité une stratégie complètement déconnectée du respect des objectifs de l’Accord de Paris, nous menant vers 2,7°C à 3°C de réchauffement. »
- Tiens, à propos de compagnies pétrolières : Exxon predicted in 1982 exactly how high global carbon emissions would be today. Exxon a donc prédit très précisément en 1982 l’impact de la génération de gaz carbonique aujourd’hui. Mais ils ont décidé de ne rien dire ni ne rien changer à leur modèle commercial ;
- ‘It Was Like a Zoo’: Death on an Unruly, Overcrowded Everest. Avec l’apparition de tour operator low cost, combiné à la culture Instagram, le sommet de l’Everest est plus bondé que le métro aux heures de points. 15 à 20 personnes se bousculent au sommet, grand comme deux tables de ping-pong, en vue de prendre des selfies. Des centaines de personnes font la queue pour cela. En redescendant, il faut parfois enjamber un cadavre, celui d’un collègue grimpeur qui est arrivé à court d’oxygène pendant l’attente ;
- Vol au dessus des nécropoles de vélos chinois ;
- Farmer suicides soar in India as deadly heatwave hits 51 degrees Celsius. Le changement climatique se fait particulièrement sentir : une forte vague de chaleur en Inde fait que les fermiers se suicident par centaines (plus de 400 depuis le début de l’année, date de début de la sécheresse), la mousson est en retard et des records de chaleur ont été battus à 51°C. L’année dernière, la vague de chaleur a fait 2500 morts dans le pays ;
- « Cibler les comportements des gens sans changer le système, c’est risible ». « Nos sociétés de sont pas du tout conçues pour sortir de la consommation. Le discours anticonsumériste a certes beaucoup gagné en visibilité mais, d’un point de vue extrêmement concret, nous en sommes très loin. Il faudrait complètement réinventer un modèle économique. La croissance, et la consommation qui lui est nécessaire, constituent le moteur de nos sociétés. » ;
- Alain Grandjean : « Cesser d’augmenter la taxe carbone serait dramatique pour le climat en France ». « un citoyen, s’il consent de lui-même à des efforts, sans dépenser plus, pour réduire son bilan carbone, ne pourra le faire qu’à hauteur de 20 % à 25 % au plus. Sachant que la moitié de cet effort, c’est d’arrêter de manger de la viande. En d’autres termes, 60 % à 65 % du chemin à faire pour atteindre la neutralité carbone en 2050 doit porter sur des changements d’infrastructures ou d’appareils industriels. Pourquoi ? Parce que ce sont les machines qui émettent du CO2. » ;
- L’électrique n’est pas la solution pour les déplacements. La preuve ? Tesla alerte le gouvernement américain sur la pénurie à venir de métaux pour la voiture électrique ;
- Pourquoi faire du vélo nous rend-il heureux ? ;
- Ca libère des hormones qui nous mettent de bonne humeur
- Ca améliore notre santé physique (et donc ça fait du bien au mental)
- Ca fait une coupure dans le stress de la journée, ça permet de prendre du recul
- Un rapport scientifique australien estime que la fin de la civilisation pourrait commencer en 2050. Rien de neuf, en quelque sorte ;
- Aux USA, les 22 sénateurs qui ont exhorté Trump à quitter l’accord de Paris ont touché 10 millions de dollars du lobby pétrolier ;
- Quels véhicules tuent les piétons à Paris ?. En gros, rapporté à leur nombre, les voitures sont les plus dangereuses, suivies par les deux-roues motorisés. Le vélo, parce qu’il est plus léger et roule moins vite, est très très loin derrière ;
Environnement
jeudi 6 juin 2019
En vrac sur le climat
jeudi 6 juin 2019. Environnement
samedi 23 février 2019
En vrac sur le climat du samedi
samedi 23 février 2019. Environnement
- Pas de transition écologique sans transformation comptable !. Un sujet aussi abordé au format podcast pour ceux qui préfèrent : Hélène Le Téno — Passer à une comptabilité en triple-capital ;
- Le climat invoqué par un tribunal australien pour rejeter un projet minier ;
- Comment obésité, sous-alimentation et changement climatique sont liés ;
- Pourquoi les Verts européens veulent taxer le secteur aérien. Version papier complète sur Twitter ;
- À lire : Nous, enfants du XXIe siècle, allons prendre les commandesn, une tribune parue dans Libération, par Pierre Ducrozet, écrivain ;
- À Paris, plus que jamais, le vélo est roi ;
- Pétition contre l’inaction climatique de la France : ‘Oui, on va aller en justice, on n’a pas le choix’ ;
- Le glacier Thwaites, qui fait un tiers de la surface de la France, menagce de ce détacher avant de fondre, ce qui élèvera le niveau de la mer. “On ira très probablement au-delà de 50 cm à un mètre d’ici la fin du siècle” explique le glaciologue Jean Jouzel. “Ce sont déjà de nombreuses villes, Tokyo, Bangkok, Miami, New York, Dakar, qui sont à risques, par rapport à une élévation du niveau de la mer. Ce sont des populations très importantes qui souffriront de l’élévation de la mer”. Voir aussi la vidéo de Brut Nature, Les risques de la disparition du glacier Thwaites ;
- Ca se passe au parlement luxembourgeois. Un militant demande aux députés s’ils ont lu de dernier rapport du GIEC sur le dérèglement climatique. C’est clair, limite et courageux ! (Pour ceux qui se demandent ;
- Comment peut-on s’enrichir en tuant des gens ?, une critique du livre Addiction sur ordonnance de Patrick Radden Keefe paru chez C & F Éditions ;
- Rester sous les 1,5 °C : voici comment nos vies pourraient changer ;
- Climate change: How do we know?, quelques arguments très simples sans trop de jargon, et des liens pour approfondir ;
- Olivier Sidler, Negawatt « il faut rendre la rénovation obligatoire » ;
- «Nous construisons le plus grand mouvement des jeunes pour l’environnement de l’histoire».
lundi 18 février 2019
Agir pour le climat à titre individuel
lundi 18 février 2019. Environnement
Comme vous le savez peut-être, j’ai pris en 2018 de nouvelles habitudes pour réduire mes déchets et ma production de CO2 et de rouler à vélo. En substance, j’ai décidé de faire ma part pour limiter le changement climatique. Bien sûr, on pourra me rétorquer que les actions individuelles ne suffisent pas[1]. Et pourtant, elles sont importantes. Voici pourquoi :
Je suis un individu et c’est bon pour moi
Pour moi, le sujet est important et mon action sur ces sujets est réelle et quotidienne. Elle a la grande qualité de faire que je suis dans l’action, et même si c’est minime, c’est déjà ça. Je suis cohérent dans mes actions et dans mes convictions, et c’est vraiment bien positif au quotidien. Attention toutefois de ne pas tomber dans le punitif, à faire qu’on s’interdit trop de choses, ce qui rendrait ce changement trop lourd à porter sur le long terme. J’ai revendu ma grosse Harley Davidson et finalement c’était un soulagement pour moi. J’ai gardé ma vieille Royal Enfield qui consomme 4 litres au 100km et je sais que je remonterais dessus un jour.
Pour les industriels, je suis un consommateur
Les industriels adaptent leur production en fonction de la demande des consommateurs, sinon ils n’arrivent pas à la commercialiser. Je reprends donc à mon compte l’adage popularisé par Coluche : “Quand on pense qu’il suffirait que les gens n’achètent plus pour que ça ne se vende pas !”. Et les mêmes industriels finiront par faire des produits plus respectueux de l’environnement, avec moins d’emballage, plus faciles à réparer, etc. Je suis aussi vigilant de ne pas devenir une victime de la publicité : quand je veux acheter un truc, je me demande d’où vient l’envie, et si c’est un vrai besoin. Si oui, j’achète un objet de qualité, qui va me durer longtemps.
Pour mes proches, je suis l’exemple qui suscite le débat puis l’action
Quand j’agis d’une certaine manière, pour moi, pour me sentir cohérent avec mes valeurs, les gens le remarquent parfois, et on en parle. Pourquoi ne manges-tu plus de bœuf ? Pourquoi roules-tu à vélo ? Pourquoi as-tu décidé de ne plus prendre l’avion pour aller en vacances en 2019 ? Ça peut sembler fou, mais ça fonctionne. Au bureau, il y a de plus en plus de “vélotaffeurs” (personnes prenant le vélo pour aller bosser), et pourtant c’est l’hiver. Le simple fait de faire, d’avoir une démarche, ça rend socialement acceptable le fait d’être écolo. Et d’autres suivent. Peut-être avez-vous vu cette vidéo TED qui démontre la naissance d’un mouvement, où l’on constate que c’est le premier suiveur qui transforme un marginal en un leader. À nous d’être le premier suiveur local, celui qui diffuse localement le mouvement pour le climat. (Attention de ne pas devenir un gros lourd qui embête tout le monde avec ces sujets !)
Pour les élus, je suis un électeur
Fondamentalement, les politiciens sont des suiveurs. Presque tous aujourd’hui connaissent le problème du changement climatique et les enjeux (à part une poignée de climatosceptiques qui sont payés pour ne pas comprendre). Mais un politicien cherche avant tout à être élu, condition sine qua non pour pouvoir exercer son métier. Autrement dit, un politicien ne prendra des mesures que dans la mesure où cela mènera à sa réélection. S’affirmer respectueux de la planète, conscient des enjeux écologiques, c’est rendre possible des politiques qui sont nécessaires mais que les élus ont peur de mettre en place car leur carrière pourrait en pâtir.
Voilà pourquoi je pense que le changement passe par moi !
Mise à jour
Je lis ça et là que ce que fais, dis et écris ne suffira pas. Je suis bien d’accord. Arrêter de manger du bœuf, limiter les déplacements en avion ou faire du vélo ne suffira pas. Mais c’est un premier pas. Indispensable pour faire le second pas, par exemple participer à une manifestation pour le climat. Qui lui non plus ne suffira pas. Mais qui permettra un troisième pas. Et ainsi de suite. Refuser de faire le premier pas sous prétexte que l’objectif semble trop loin est lâche, car l’enjeu est de taille. Je dirais même qu’il n’y a pas de plus grand enjeu au XXIe S.
Pour faire un grand voyage, vous avez sûrement remarqué que c’est le premier pas qui coûte. Certes. Mais faire ce premier pas est un accomplissement, d’autant plus que qu’en nous voyant avancer, d’autre se mettent à faire de même.
Note
[1] Par exemple, We can’t do it ourselves, On ne peut plus seulement responsabiliser le consommateur individuel ou encore Remise en question (vidéo).
mercredi 9 janvier 2019
S'informer en écoutant des podcasts sur l'environnement
mercredi 9 janvier 2019. Environnement
Je le disais récemment, il est important de se renseigner et se documenter sur les enjeux du changement climatique : d’où il vient, quels sont les mécanismes physiques, météorologiques, économiques, financiers, humains qui sont en jeu. Quelle est l’urgence, que peut-on faire, économiquement, politiquement ?
Une façon de faire, c’est d’écouter des podcasts, ces enregistrements audio qu’on met dans son smartphone. Sur l’iPhone, c’est facile : il y a une application podcasts de série. Sur Android les applications sont nombreuses.
L’avantage des podcasts, c’est qu’on peut les écouter dans les transports en commun, en voiture, quand on se promène, à son rythme, en alternant avec de la musique par exemple. Le sujet étant pesant[1], il peut être intéressant d’alterner podcast souvent dense (mais passionnant) et musique plus légère…
Une fois l’application choisie, installée et lancée, il ne reste plus qu’à choisir le podcast. J’ai pour ma part dans mon smartphone ces deux-ci :
- Atterrissage de Damien Detcherry. Parmi mes épisodes préférés :
- Jean-Marc Jancovici — Décarboner l’Europe et
- Pierre Larrouturou — Lever 450 milliards pour le climat, sur les aspects solutions économiques du problème.
- Présages d’Alexia Soyeux, que je n’ai pas encore fini d’écouter (Celui sur Corentin de Chatelperon est particulièrement enthousiasmant !).
Par ailleurs, pendant les vacances de Noël, France Culture a fait une série de cinq émissions sur le changement climatique Mauvais départ pour le siècle : comment préparer l’avenir ?. Elles sont disponibles en podcast, pour ceux qui le souhaitent :
- L’irruption de l’Anthropocène ;
- Tout n’est pas perdu, vivons l’effondrement ! ;
- Sauver le vivant et se sauver avec lui ;
- Eloge de la frugalité ;
- Rêve et réalité autour d’un revenu pour tous .
Je prépare aussi une liste de livres pour ceux qui préfèrent. D’ici là, bonne écoute !
lundi 7 janvier 2019
En guise de vœux 2019
lundi 7 janvier 2019. Environnement
Nous sommes le 7 janvier et je n’ai toujours pas souhaité la bonne année à mes lecteurs… Il est temps que je m’y mette ! Plutôt que vous lister les bonnes résolutions pour 2019, je voudrais vous parler de celles déjà mises en place en 2018…
Comme vous le savez peut-être, après plusieurs années à parler du climat avec une régularité très variable, j’ai décidé de passer à l’action. On peut remercier au passage Nicolas Hulot qui, par sa démission, a su me motiver, combiné au dernier rapport du GIEC.
En 2018 :
- J’ai changé mes habitudes alimentaires :
- j’ai limité au maximum ma consommation de boeuf ;
- Je mange végétarien presque tous les midis : j’ai trouvé un traiteur italien qui fait des salades (base pate ou salade suivant la saison) avec des ingrédients au choix.
- Je limite au maximum l’utilisation de plastique jetable :
- J’utilise une gourde à la place des verres en plastique et des bouteilles en plastique ;
- je ne prendre plus de boissons à emporter le midi ;
- Je limite au maximum les déjeuners à emporter et je mange sur place, ça limite l’utilisation de récipients et couverts jetables ;
- J’ai pris des décisions en ce qui concerne mes transports :
- J’ai décidé de ne plus prendre l’avion pour partir en vacances en 2019[1] ;
- Je prends le train autant que possible pour le boulot (Nice et Toulouse : aussi jolies que vous soyez, vous m’êtes pénibles à privilégier l’avion !)
- Je n’utilise quasiment jamais de véhicules thermiques (moto, voiture) pour aller au boulot, sauf cas de force majeur ;
- Je suis devenu un fier vélotafeur[2].
- Je pratique toujours l’éco-conduite, ça limite grandement ma consommation d’essence ;
- Coté moto, j’ai ressenti un fort désintérêt pour la moto, jusqu’alors passion dévorante. J’ai revendu ma Harley au printemps. Je traine toujours les stigmates de ma collectionnite et j’ai donc toujours quelques vieilles bécanes au garage, mais la plus grosse est un modeste 650cc qui a 14 ans, et c’est aussi bien comme ça.
- J’ai décidé de me documenter (ça se voit dans mes billets En Vrac) pour mieux comprendre le changement climatique, les moyens d’action, etc. et pouvoir en parler autour de moi :
- J’ai changé les comptes Twitter que je suis : plus de vélotafeurs, moins d’emmerdeurs et moins de gens qui abordent les sujets qui me lassent[3] ;
- J’écoute plus de podcasts sur l’environnement ;
- J’achète et je lis plus de livres sur le changement climatique.
- J’ai arrêté d’acheter des magazines de moto. À la place ce sont des magazines de vélo !
Pour 2019, je vais continuer dans cette direction. Et vous ? Vous avez des choses que vous comptez mettre en place ou que vous me suggérez ?
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