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En vrac de juillet aout 2026
Complètement en vrac
- Citation du moment : “Il faudrait essayer d’être heureux, ne serait-ce que pour donner l’exemple. “, par Jacques Prévert, remise au goût du jour par Jean-Louis Trintignant dans une version très légèrement différente : “Et si on essayait d’être heureux, ne serait-ce que pour donner l’exemple”.
- Grace à Bonpote, je découvre le Global Justice Report, un plan pour l’égalité et la prospérité dans le respect des limites planétaires (un sujet qui me passionne !). Voir aussi (si vous avez un abonnement au Monde Les ambitieuses pistes du laboratoire codirigé par Thomas Piketty pour réduire les inégalités mondiales tout en limitant le réchauffement climatique.
- Canicule : le fonds vert, destiné à l’adaptation au réchauffement climatique, a été divisé par trois en trois ans ;
- Se compter pour peser, un genre de pétition (non nominative) pour déclarer comment on est touché par les canicules et pour peser dans le débat public. Proposée par L’affaire du Siècle.
- J’ai plus d’un mois de retard, mais peu importe : l’application Cartes.app est sortie en 1.0 bêta ;
À propos d’un autre numérique
À propos de vélo
À propos de l’IA
- Un article passionnant : How I built a GPU backend for Emacs. Emacs est un éditeur de texte et très ancien projet de logiciel libre (datant du début des années 1970 !), développé par Richard M. Stallman lui-même et première pierre du projet GNU. Initié il y a longtemps, bien avant l’arrivée des GPU (processeurs graphiques), il ne tire pas profit de la puissance des ces puces, pourtant dédiées à l’affichage. L’auteur de l’article, Andros Fenollosa, se dit qu’il faudrait remédier à cela, parce que c’est dommage de ne pas utiliser la puissance des GPU. Mais cela demande une grosse réécriture d’Emacs. Andros se décide à utiliser l’IA générative pour cela. Finalement, il arrive à ses fins, mais il apprend des mainteneurs d’Emacs que toute contribution générée par IA est refusée par les mainteneurs pour une question de principe. Niveau performance, c’est quasiment identique sur un écran d’ordinateur portable, mais sur des écrans 4K, c’est jusqu’à 12 fois plus rapide en GPU qu’en CPU, sur certaines opérations. Mais au final, le jeu en vaut-il la chandelle ? Pas sûr du tout… Mais l’intérêt, c’est d’alimenter le storytelling de l’IA qui change tout.
- « Les médias, c’est le meilleur endroit où mettre de l’IA », ou comment un type rachète des titres de presse (Le Monde Informatique, Le Nouvel Économiste, Le Revenu, etc.) alors qu’ils sont ****« en redressement judiciaire, sans reprendre la moindre dette »****. Et après, il remplace les journalistes par des IA et des prestataires en Tunisie. Dommage que cet article soit réservé aux abonnés, mais il montre le travail de fond des journalistes de Next.ink. Faut-il encore préciser qu’une démocratie en bonne santé a besoin d’une presse en bonne santé elle aussi ? Et relire sans cesse Hanna Arendt ;
- Aux Etats-Unis, une opposition grandissante à Flock, un réseau de 120 000 caméras qui identifient les voitures (article réservé aux abonnés). Un cas d’école : une entreprise privée met en place plus de 120 000 caméras de surveillance de la voie publique. Mais voilà : on réalise que certains policiers l’utilisent pour surveiller leurs ex ou leurs compagnes. Et puis il y a le comportement de la police de l’immigration, ICE, qui met tout le monde sous tension. Le problème existe depuis longtemps (j’ai écris un livre en 2015 sur le sujet), mais cela devient un problème plus prégnant aujourd’hui, avec la politique américaine, la baisse du prix du matériel électronique et l’augmentation des capacités de traitement et de reconnaissance d’image (avec des technologies proches de l’IA). La résistance est en marche, auto-organisée sur Internet ;
- Cory Doctorow sort un nouveau livre : The Reverse Centaur’s Guide to Life After AI: How to Think About Artificial Intelligence Before It’s Too Late. Deux articles à ce sujet : the real price of artificial intelligence dans The Guardian et How to burst the AI bubble: Strike at its roots dans Ars Technica. Il y reprend la brillante analogie du centaure inversé.
- Google et Amazon annoncent une forte augmentation de leurs émissions de gaz à effet de serre, liée à l’IA . “Les émissions de Google ont bondi de 82% depuis 2019 (+18% sur la seule année écoulée), alors que la firme s’était engagée à réduire ses émissions de moitié d’ici 2030. Pour Amazon, c’est +58% sur la même période (+16% en un an), alors que le groupe a promis d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2040.” Bref, ils avaient promis une réduction de leurs émissions, mais ils livrent une très forte augmentation. Merci l’IA ! (Balancer une telle info alors on termine à peine la 2e vague de chaleur de l’année, je n’ai pas de mots…). Le rapport environnemental de Google pour l’année fiscale 2026 (format PDF).
- Dans le kernel Linux, “L’afflux permanent de rapports de bugs générés par IA rend la gestion des trous de sécurité quasiment ingérable”, explique Linus Torvalds. En effet, “il y a une énorme duplication venant du fait que différentes personnes trouvent les mêmes choses avec les mêmes outils”. Version originale : “the continued flood of Al reports has basically made the security list almost entirely unmanageable, with enormous duplication due to different people finding the same things with the same tools.”
- Le Figaro titre Eau, énergie… l’impact environnemental de l’IA, un point de crispation majeur, qui me fait l’honneur de me citer.
- La distribution Debian vient de décider que le recours responsable à l’IA était acceptable. Évidemment, c’est super clivant. J’aimerais avoir le temps d’écrire sur le sujet, si important et si complexe… Edit : Next.ink vient de publier un article en français à ce sujet, Debian dit oui à l’IA et divise la communauté.
À propos d’EROOM
À propos de Vélorutopia
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