mai 2021 (4)

vendredi 14 mai 2021

Octet Vert #11 Thomas Wagner Bon Pote

Logo de l'Octet Vert avec le #11

Dans cet épisode de l’Octet Vert, je reçois Thomas Bon Pote Wagner, un banquier repenti qui a décidé de mettre son énergie au service du virage climatique. Il quitte son métier de banquier, lance son site bonpote.com et vogue la galère ! Il n’en fallait pas plus pour que je me décide à l’inviter ici. On y parle finance (trading haute-fréquence), empreinte carbone, de LinkedIn, des rapports du GIEC, de l’accord de Paris et ce qu’il implique et terme de changements de vie et même de de Jean-Marc Jancovici. Ah, et de décroissance, pendant qu’on y est !

Où écouter cet épisode ?

  1. L’Octet Vert sur Apple Podcasts ;
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  3. L’Octet Vert sur Spotify ;
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  7. L’Octet Vert sur Breaker ;
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  9. L’Octet vert sur Podcast Addict ;
  10. L’Octet Vert sur RadioPublic ;
  11. Pour les rebelles, les barbus, les partisans du old school, ceux qui écoutent des podcasts en ligne de commande, le fichier MP3 est disponible !

Les bons liens de Thomas Bon Pote Wagner

Bonus

Et comme promis à Thomas, un photo de mon chat Chaton, qui dépasse probablement les 10 kg et qui exerce une fascination sur Thomas :-)

vendredi 7 mai 2021

Octet Vert #10 Laetitia Vasseur

Cette semaine, je reçois Lætitia Vasseur, déléguée générale et co-fondatrice de l’association Halte à l’Obsolescence Programmée. HOP a réussit à faire que l’obsolescence programmée soit un délit. Pour ceux qui l’ignorent, l’obsolescence programmée, c’est la « stratégie des industriels pour réduire délibérément la durée de vie des produits pour en renouveler l’achat ». Pour Lætitia, c’est le fait que les produits ne sont pas conçus pour durer longtemps, ni pour être réparables. On y discute des 3 types d’obsolescence (technique, logicielle, psychologique) et les impacts négatifs qui vont avec (pollution, surconsommation, gaz à effet de serre et gaspillage des ressources abiotiques pendant la fabrication de produits neufs). Hop agit aussi en fédérant les consommateurs, en donnant des conseils pour faire durer les équipements, en faisant du plaidoyer en influençant les lois et les normes en France et en Europe pour faire que les produits durent plus longtemps. Il arrive que HOP agissent en justice quand des cas d’obsolescence programmée sont découverts et documentés. Le dernier pan de leur action se fait avec les industriels pour créer des écosystèmes vertueux qui apportent une réponse économie en allant vers l’économie circulaire. Les informaticiens apprécieront le passage sur ce qu’ils peuvent faire en décorrélant les applications de sécurité des mises à jour dites « de confort » qui ont tendance à ralentir le matériel. Autre possibilité, s’engager à ce que le logiciel soit maintenu sur les matériels anciens le plus longtemps possible.

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  10. L’Octet Vert sur RadioPublic ;
  11. Pour les rebelles, les barbus, les partisans du old school, ceux qui écoutent des podcasts en ligne de commande, le fichier MP3 est disponible !

Les bons liens de Lætitia

jeudi 6 mai 2021

À propos de la loi climat

Coucher de soleil sur la côte de nacre, Normandie, France

La loi climat est votée à l’Assemblée Nationale, mais elle n’est pas suffisante pour atteindre nos objectifs climatiques, explique la journaliste Audrey Garric dans un live du Monde :

En l’état, ce projet de loi ne permettra pas à la France de tenir ses engagements climatiques. Selon l’étude d’impact réalisée par les services du ministère, le texte (tel qu’il a été déposé en conseil des ministres) ne permettrait de réaliser que 10 % du chemin qu’il reste à parcourir pour réduire nos émissions de 40 % d’ici à 2030 par rapport à 1990. Mais le gouvernement argue que ce texte n’est pas seul, et que l’objectif sera atteint grâce à toutes les autres actions et lois (sur l’énergie, la mobilité, l’économie circulaire, le plan de relance) prises depuis le début du quinquennat.

Afin de prouver que la France tiendra ses promesses, le gouvernement a mandaté le cabinet de conseil privé Boston Consulting Group (BCG). Ses conclusions montrent que l’on n’est pas dans les clous : on parviendrait, au mieux, à une baisse de 38 % des émissions à l’horizon 2030 comparé à 1990 et, encore, c’est un défi qui « suppose aussi de mobiliser des moyens politiques, financiers et humains inédits ». Cette étude fait partie du mémoire en défense de l’État dans l’affaire qui l’oppose à Grande-Synthe et d’autres devant le Conseil d’État. A l’inverse, une étude du cabinet Carbone 4, mandaté par les quatre organisations de « l’Affaire du siècle », conclut qu’en l’état actuel des mesures prises ou envisagées la France ne sera structurellement pas en mesure d’atteindre l’objectif de − 40% de GES à l’horizon 2030.

mardi 4 mai 2021

En vrac du début mai

Plage normande

En vrac des plateformes

Écologie et climat

L’usager de la route génère des coûts pour les autres usagers (usure de la route, congestion, accidents de la route) et pour la collectivité (pollution de l’air, émissions de gaz à effet de serre, bruit). Selon la théorie économique, il serait optimal que l’usager de la route paie les coûts engendrés pour la collectivité par sa décision de circuler, appelés externalités. Les prélèvements supportés par les usagers sont surtout la fiscalité sur les carburants et les péages. Lorsque ces prélèvements sont inférieurs aux externalités, il y a trop de déplacements routiers par rapport à ce qui est souhaitable.

En 2015, les prélèvements ne couvraient en moyenne qu’un tiers des externalités de la circulation. Cette sous- tarification concerne la grande majorité des véhicules et des milieux étudiés. Elle est particulièrement marquée en milieu urbain, où les coûts liés aux embouteillages et à la pollution de l’air sont plus importants. Les véhicules diesel présentent un bilan plus dégradé que les véhicules à essence car elles émettent davantage de polluants et bénéficient d’une fiscalité plus faible.

Vélo

  • Prime à la conversion pour le vélo : « Il y a un côté historique ». « Quand vous mettez au rebut, donc à la casse, un véhicule polluant, vous pouvez toucher 2 500 euros. Ce que promet cet amendement, c’est de pouvoir acheter un vélo à assistance électrique, un vélo cargo, etc. avec cette somme. Cette mesure ne touche que les personnes qui ont une vieille voiture ». « Pour la FUB, il y a deux choses à mettre en place : un fonds vélo pour accompagner les collectivités et les aider à construire de nouvelles pistes cyclables, et rendre le Forfait mobilité durable obligatoire pour les salariés qui “vélotaffent” » ;
  • Le vélo est-il si cher ? (spoiler : non), par Maël Thomas, éminent invité de mon podcast l’Octet Vert, plus particulièrement dans l’épisode #6, où il parle d’empreinte climat;
  • Comment Uber Eats et Deliveroo ont fait dérailler la livraison à vélo au profit du scooter. “Au début, je roulais à vélo, mais les distances se sont allongées et les prix ont baissé, donc j’ai dû passer au scooter pour être rentable”, explique un livreur à France Info. Uber Eats, affirme par écrit que “la quasi-totalité des livreurs déclarent utiliser un vélo”. Le journaliste est allé compter les livreurs un soir à Courbevoie : “278 scooters pour 5 vélos”. Donc Uber Eats ment. Ce qu’il faut savoir, c’est que les plateformes pistent les livreurs par GPS et peuvent savoir s’ils sont à vélo ou à scooter, mais ne veulent pas voir le problème… Une seule solution : ne pas commander sur ces plateformes !