jeudi 6 mai 2021

À propos de la loi climat

Coucher de soleil sur la côte de nacre, Normandie, France

La loi climat est votée à l’Assemblée Nationale, mais elle n’est pas suffisante pour atteindre nos objectifs climatiques, explique la journaliste Audrey Garric dans un live du Monde :

En l’état, ce projet de loi ne permettra pas à la France de tenir ses engagements climatiques. Selon l’étude d’impact réalisée par les services du ministère, le texte (tel qu’il a été déposé en conseil des ministres) ne permettrait de réaliser que 10 % du chemin qu’il reste à parcourir pour réduire nos émissions de 40 % d’ici à 2030 par rapport à 1990. Mais le gouvernement argue que ce texte n’est pas seul, et que l’objectif sera atteint grâce à toutes les autres actions et lois (sur l’énergie, la mobilité, l’économie circulaire, le plan de relance) prises depuis le début du quinquennat.

Afin de prouver que la France tiendra ses promesses, le gouvernement a mandaté le cabinet de conseil privé Boston Consulting Group (BCG). Ses conclusions montrent que l’on n’est pas dans les clous : on parviendrait, au mieux, à une baisse de 38 % des émissions à l’horizon 2030 comparé à 1990 et, encore, c’est un défi qui « suppose aussi de mobiliser des moyens politiques, financiers et humains inédits ». Cette étude fait partie du mémoire en défense de l’État dans l’affaire qui l’oppose à Grande-Synthe et d’autres devant le Conseil d’État. A l’inverse, une étude du cabinet Carbone 4, mandaté par les quatre organisations de « l’Affaire du siècle », conclut qu’en l’état actuel des mesures prises ou envisagées la France ne sera structurellement pas en mesure d’atteindre l’objectif de − 40% de GES à l’horizon 2030.

vendredi 29 janvier 2021

En vrac du vendredi

Je suis désolé d’avoir tant tardé à publier ce billet En Vrac de veille sur la technologie et le climat (ensembles ou séparément). Mais bon, j’avais une excuse !

Technologie

Climat

Complètement en vrac

mardi 10 novembre 2020

En vrac confiné

Spéciale dédicace à Laurent Seguin

J’apprends avec une immense tristesse la disparition de Laurent Séguin, un type atypique, bourré d’énergie, d’humour et d’une grande intégrité, promoteur du logiciel libre depuis toujours, impliqué dans plusieurs associations du logiciel libre (ancien président de l’AFUL). Laurent était aussi un compositeur de musique libre de talent, très éclectique. Par exemple, voici un titre d’électro Welcome et un titre de Flamenco-Métal, Burnenco. Laurent, tu vas nous manquer !

Citation du jour

Interview de François Jarrige, historien des techniques qui, dans son livre Face à la puissance : une histoire des énergies alternatives à l’âge industriel (La Découverte, 2020), propose une définition du progrès :

le progrès, aujourd’hui, ce n’est pas tant utiliser des techniques toujours plus puissantes qu’avoir recours à des techniques adaptées aux limites environnementales et plus justes socialement

Sur la technologie

Complètement en vrac

Sur le climat

Sur le vélo

  • DansMonRayon.fr, une initiative de l’équipe de l’excellent Geovelo.fr pour trouver une balade à vélo près de chez vous (à moins d’un km et moins d’une heure) ;
  • Je découvre que chez BL Évolution (cabinet de conseil), on propose un vélo de fonction, et c’est classe !
  • Vendredi, depuis mon ordinateur, je vais participer à Futurapolis.

mardi 19 mai 2020

Comprendre la problématique énergie / climat

Faisant contre mauvaise fortune bon coeur, j’ai voulu profiter du temps libre offert par le confinement, pour suivre le cours que donne Jean-Marc Jancovici à l’École des Mines Paris Tech. 20 heures de cours qui, parce qu’on peut arrêter le prof quand on veut d’un simple clic pour mieux prendre des notes, m’ont pris au moins 30 heures pour générer 71 pages de notes manuscrites, c’est dire si c’est passionnant.

Pourquoi s’infliger un tel effort intellectuel ? Pour comprendre les problèmes énergétiques et climatiques auxquels doit faire face l’humanité. Et pour ça, Jean-Marc Jancovici est un professeur passionnant, drôle (à condition d’aimer l’humour d’ingénieur !), un véritable puis de science, qui parle d’histoire de l’humanité, de pétrole, d’histoire des sciences, d’économie, de politique avec un charisme certain, osant poser les questions qui fâchent et en y répondant avec des informations sourcées. Bref, je recommande à tout le monde qui s’intéresse aux sujets du climat et de l’énergie. Notons que le cours s’adresse à des élèves ingénieurs de haut niveau, donc ça demande une certaine culture scientifique.

Parmi les sujets abordés :

  1. L’énergie — introduction, et pourquoi elle a permis le développement économique d’une partie du monde
  2. L’énergie fossile — À quel point nos sociétés sont dépendantes des énergies fossiles, même en France
  3. Le changement climatique (partie 1) — Comment le recours aux énergies fossiles intensifie l’effet de serre et contribue à changer le climat (et c’est grave)
  4. Le changement climatique (partie 2) — Faire face à la fois à la raréfaction des énergies fossiles et le besoin de réduire les émissions de GES
  5. Les économies d’énergie — l’équation de Kaya
  6. Le nucléaire — un argumentaire pour défendre le nucléaire comme seule option permettant de négocier plus facilement le virage énergétique et climatique
  7. Les énergies renouvelables — Les nouvelles énergies renouvelables : on en parle beaucoup, mais elles ne couvrent qu’une toute petite partie des besoins et en plus ne sont pas pilotables, par opposition aux centrales à gaz, pétrole, charbon ou nucléaires.
  8. La comptabilité carbone — Il sera difficile (euphémisme) de décarboner l’énergie et donc l’économie et il faut pourtant le faire très vite (diviser par 3 les émissions de GES D’ici à 2050).

Pour suivre le cours :

lundi 6 janvier 2020

En vrac de nouvelle année 2020

Lever de soleil sur Paris, janvier 2020

Meilleurs vœux 2020 pour le(s) lecteur(s) du Standblog !

En vedette : le New York Times sur la surveillance

Article énorme du New York Times : Total Surveillance Is Not What America Signed Up For. Les journalistes ont mis la main sur un fichier recensant les déplacements de plus de douze millions d’américains, avec plus de 50 milliards de coordonnées GPS. Un extrait traduit par mes soins :

En analysant ces coordonnées, nos journalistes ont pu pister les mouvement des gardes du corps de Donald Trump et de personnalités du Pentagone. Ils ont pu suivre des manifestants jusque chez eux et espionner des lycéens de Los Angeles. Dans la plupart des cas, c’était un jeu d’enfant de relier une piste prétendument anonyme à un nom et une adresse, et donc une personne identifiée.  ;

Votre smartphone peut diffuser votre lieu exact des milliers de fois par jour, via des centaines d’apps, instantanément à des dizaines de sociétés. Chacune de ces entreprises a la capacité de suivre individuellement des téléphones où qu’ils soient, quasiment en temps réel. Ça n’est pas un bug dans le système. C’est le système.

Le même New York Times a publié une Visualisation ‘One nation, tracked’ des données récupérées. Extraordinairement révélateur sur la vie de personnes qui devraient pourtant rester discrètes pour des raisons d’État (ou leurs propres opinions politiques ou orientation sexuelle).

En vrac

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