jeudi 13 novembre 2014

Journée de la gentillesse

Il paraît qu'aujourd'hui c'est la journée de la gentillesse. Je pense que ça devrait être tous les jours le cas. Mais au moins, ça fait passer le message que la gentillesse est importante, y compris dans le monde des affaires, au bureau, dans la vie quotidienne.

Je laisse à mes lecteurs le soin de méditer cette phrase de Paul Watzlawick, psychologue et membre fondateur de l’école de Palo Alto :

La relation (de gentillesse) prime sur le plus beau des contenus.

Franck Martin, patron de Congruences, l'explique plus en détail :

Vous avez beau être le meilleur technicien du monde dans votre matière. Si vous n’êtes malheureusement pas capable de créer une relation de confiance – qui s’exprime elle-même par des comportements de bienveillance, de respect et d’honnêteté, donc de gentillesse – ce que vous aurez à donner, à vendre, à communiquer ne sera pas pris en considération.

Cette phrase m'a été rappelée par un excellent article du Monde : Franck Martin : « Etre gentil n’implique pas d’être con ». Bonne lecture !

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jeudi 5 septembre 2013

Remplacer le perfectionnisme par l'optimalisme et vivre plus heureux

Trois tomates

Je suis en train de lire 3 kifs par jour le livre de Florence Servan-Schreiber. Un passage a particulièrement résonné chez moi. J'ai recopié quelques extraits ci-dessous, autant pour moi que pour mes lecteurs :

La quête de la perfection n'est pas une panacée mais une malédiction. La perfection est la cousine germaine du pessimisme. En voici les principales manifestations

  • Se sentir condamné à la victoire ou à l'échec. Il n'y a pas d'entre-deux.
  • S'obstiner, quitte à s'enliser dans les détails que l'on est seul à percevoir.
  • Dénigrer ses propres victoires
  • S'autocritiquer de manière excessive
  • S'imposer de faire toujours mieux.
  • Utiliser ses échecs comme confirmation de sa nullité.
  • Ne pas ou peu savourer ses succès.
  • Vouloir que le chemin menant à ses objectifs soit dépourvu d'obstacles.
  • Se montrer défensif face aux suggestions et remarques.

Le perfectionniste trouve ses exigences parfaitement fondées, puisqu'elles le poussent à travailler. Pense-t-il… Elles le poussent surtout à s'accabler. A force de pression et de remontrances intérieures, il n'est finalement jamais satisfait. Ni de ce qu'il a accumulé ou même réussi, ni de lui-même. (…)

Un perfectionniste se juge si sévèrement qu'il en éprouve aussi des peurs invalidantes qui le retardent ou l'empêchent d'agir dans des domaines importants de sa vie. Ses critères démesurés lui coupent tout simplement l'herbe sous le pied. Et plus quelque chose compte sur lui, plus c'est difficile. C'est la paralysie face au risque qui égratigne l'estime de soi, ce n'est pas le risque.(…)

Le perfectionnisme sous sa forme extrême est classé parmi les névroses. Excessif, il entraîne beaucoup de déceptions et de souffrances. C'est une pression abusive que l'on s'inflige au nom des exigences de la société, du système scolaire et parfois simplement pour obéir à son orgueil. (…)

Mais il existe un pendant "positif, adaptatif et sain" au perfectionnisme, que (Tal) Ben-Shahar a baptisé l'optimalisme. C'est la capacité à changer le dialogue avec soi-même. L'optimaliste est plus réaliste. Il accepte l'idée de devoir faire des choix et des compromis. Plutôt que d'édicter ce qui est digne de lui il se demande quelle est, pour lui, la meilleure vie possible. Il accepte ce que l'existence lui offre et il en tire le meilleur parti. Il définit ce "qui lui ira" plutôt que ce "qu'il doit…".

Voici ce que sait faire l'optimaliste :

  • Apprécier les demi-succès et les échecs sans gravité.
  • Changer de point de vue sans se sentir remis en cause.
  • Savourer ses victoires.
  • Analyser ses actions pour progresser.
  • Faire de son mieux.
  • Utiliser ses échecs comme information.
  • Profiter du chemin qui mène au succès et en éprouver de la fierté.
  • Considérer que les échecs font partie de la vie et en tirer des leçons.
  • Solliciter les suggestions des autres et les mettre à profit.

Tout cela mis bout à bout permet à l'optimaliste d'éprouver de la reconnaissance pour ses actions. Mais aussi, et surtout, d'accueillir ce que la vie lui offre et d'en tirer le meilleur partie sans courir sans cesse à coté de lui-même.

Ceux que cela intéresse pourront lire le livre de Florence Servan-Schreiber ou se reporter aux travaux de Tal Ben-Shahar : The pursuit of Perfect: How to stop casing perfection and start living a richer, happer life, traduit en français chez Belfond en 2010, L'apprentissage de l'imperfection.

Je me suis (en partie) reconnu dans la description du perfectionniste faite par Florence Servan-Schreiber, de même que je réalise que cette approche tend à me paralyser de plus en plus que je progresse dans ma vie. J'ai aussi retrouvé dans l'optimalisme certains approches que je mets en place pour mieux vivre et sortir de ma paralysie perfectionniste quand elle me frappe.

Et vous, le perfectionnisme vous est-il familier ? Quelles sont vos stratégies pour limiter la paralysie et le mal-être qui en découlent ? Avez-vous des lectures à recommander ? J'attends vos contributions dans les commentaires !

Mise à jour : je vous recommande tout particulièrement la lecture du commentaire de Hussein #19 qui est riche d'enseignement...

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mardi 21 mai 2013

Quelques astuces pour cultiver le bonheur au quotidien

Dans son livre Comment devenir un optimiste contagieux, Shawn Achor donne une liste d'astuces pour être plus heureux au quotidien. Comme il l'explique, être heureux, c'est à la fois agir sur des aspects importants de notre vie comme donner du sens à notre vie, chercher de nouvelles opportunités, cultiver un état d'esprit optimiste et avoir des relations riches avec les autres.

Mais au quotidien, il y a plein de petites choses qui font qu'on peut se sentir heureux. C'est en combinant ces "petites choses" avec les grandes qu'on l'est encore plus.

Je vous propose donc de passer en revue quelques unes de ces astuces pour être plus heureux au quotidien. Pratiquées régulièrement, elles permettent d'être en moyenne beaucoup plus heureux, d'avoir plus d'énergie pour poursuivre les "grandes choses" dont je parlerai dans les futurs articles.

Anticiper une activité plaisante

Bien souvent, la partie la plus excitante d'une activité est l'anticipation de cette activité. Par exemple, si vous ne pouvez pas prendre de vacances pour l'instant ni passer une soirée sympa entre amis, vous pouvez planifier ces événements, pour dans un mois ou plus. Et quand votre moral a besoin d'un petit coup de pouce, pensez à cet événement. Ca stimule les centres du plaisir de votre cerveau tout autant que l'événement lui-même.

Commettre des actes volontaires de gentillesse

C'est un de mes trucs préférés : donner, partager, avec des inconnus ou avec des amis. Ca réduit le stress et c'est bon pour la santé mentale. Partager un dessert à la cantine, donner une pièce et un sourire au SDF en lui souhaitant une bonne journée, c'est généreux et finalement c'est aussi bon pour soi.

Méditer

Là, ça fait tout de suite peur ! Mais nul besoin d'aller s'exiler dans un ermitage lointain. Il suffit de prendre cinq minutes par jour pour écouter notre respiration patiemment. On se sent alors plus détendu. Si la pensée dérive, la ramener doucement vers le sujet qui compte à ce moment là : votre respiration. Ca demande certes de l'habitude, mais c'est un exercice très puissant à pratiquer régulièrement pour devenir plus serein. A l'usage, on devient plus heureux et moins stressé.

Provoquer des sentiments positifs dans son environnement

Vous avez remarqué comme certaines personnes mettent des photos de leur famille sur leur bureau ou comme fond d'écran ? C'est une très bonne façon de générer des émotions positives à chaque fois que je change de fenêtre sur mon ordinateur. Voici par exemple une des photos en fond d'écran :

Tour à moto dans le Calvados

Une autre façon de faire est de prendre 15 ou 20 minutes un jour où il fait beau pour aller faire un tour de pâté de maison ou aller prendre un rayon de soleil sur un banc.

Eviter la télévision

Ca n'est pas seulement une question de temps de cerveau disponible vendu à Coca Cola… Des études ont démontré que moins on regardait la télévision, plus on était heureux. C'est encore plus le cas quand on regarde des émissions violentes. Ca ne veut pas forcément dire qu'il faut jeter son téléviseur par la fenêtre (il peut y avoir quelqu'un en dessous ;-) ou l'amener à le déchèterie. Il faut juste essayer de passer moins de temps devant.

Faire de l'exercice

C'est une évidence, mais il faut la rappeler. Aller à la gym ou courir ou même marcher rapidement pendant plus de 30mn peut suffire à réduire le stress et l'anxiété tout en augmentant la motivation. Shawn Achor rappelle une étude sur 3 groupes de patients dépressifs. Le 1er groupe a pris des antidépresseurs, le 2eme a fait de la gym 3 fois par semaines pendant 45 mn, le 3eme groupe a fait les 2. Après 4 mois, les trois groupes allaient mieux, à peu près tous au même niveau. L'exercice montré qu'il était aussi efficace que les antidépresseurs. Mais l'expérience ne s'arrêtait pas là… Les trois groupes ont subi des tests après 6 mois, pour voir où ils en étaient. Sur le 1er groupe (médicaments seulement), 38% des patients étaient de nouveau dépressifs. Ceux ayant pris des médicaments et ayant fait de l'exercice, 31% étaient en rechute. Mais parmi ceux ayant fait de l'exercice, seulement 9% avaient rechuté ! Voilà bien une preuve de l'importance de faire de l'exercice pour aller mieux.

Dépenser son argent (mais pas pour acheter des trucs)

L'argent de fait pas le bonheur, c'est bien connu. Sauf s'il est dépensé pour faire des choses avec d'autres personnes. Accumuler les biens n'est pas source de bonheur, contrairement à ce que voudrait nous dire le marketing des grandes marques. Mais dépenser pour un restaurant, un concert (avec des amis), c'est bien plus satisfaisant que d'accumuler des chaussures ou des vêtements dans un placard.

Faire quelque chose qui nous est propre et dans lequel on excelle

Exercer une activité dans laquelle on excelle est toujours bon pour le moral. Shawn Achor parle de son amie Abby qui adore laver à grande eau le sol de sa maison. J'ai un peu honte de l'avouer, mais laver les vitres de l'appartement ou briquer ma moto (ou mes chaussures) sont pour moi autant de sources d'intense satisfaction ! A vous re trouver ce qui vous stimule positivement. Je suis sur que vous avez de telles activités. Jouer avec un enfant, faire un câlin à votre chat, il y a sûrement quelque chose. Au delà de ces activités toutes simples, il y a aussi la possibilité d'aller plus loin en mettant en pratique un trait qui vous est propre. Il existe un site (gratuit et disponible en français) appelé ViaSurvey.org qui vous propose de répondre à un questionnaire en vue de lister les cinq "forces principales" qui vous sont propres, parmi les 24 forces qui contribuent le plus à l'épanouissement humain. [1] Il suffit de s'enregistrer, répondre aux questions et voir ce qui vous caractérise, avant de décider de pratiquer l'une de ces forces de façon régulière au quotidien pour se sentir plus heureux.

Et maintenant ?

Maintenant, c'est à vous de choisir ce par quoi vous souhaitez commencer. Réduire la télé ? commencer la méditation quelques minutes par jour ? Faire plus d'exercices ? Choisissez quelque chose qui vous ressemble, qui vous convienne, et faites le sans prétention, sans vous comparer à d'autres. Je suis sûr que vous apprécierez le résultat !

Alors, par quoi allez-vous commencer ? Qu'est-ce qui vous inspire le plus ? Dites-le moi dans les commentaires ci-dessous…

Note

[1] Dans un souci de transparence, voici les miennes : 1 - Le pardon ; 2 - Gentillesse et générosité ; 3 - Leadership ; 4 - Amour de l'étude et de l'apprentissage ; 5 - Intelligence sociale. On pourrait résumer ça comme "Pardonner / être gentil / Mener / Apprendre / Comprendre les autres.

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mardi 23 avril 2013

Le bonheur, facteur de réussite

Dans son livre the Happiness advantage / Comment devenir un optimiste contagieux, Shawn Achor liste 7 principes que je vais détailler dans plusieurs billets à venir.

Le premier de ces principes est que contrairement à ce qu'on pense généralement, ça n'est pas en réussissant qu'on devient heureux, mais l'inverse : c'est en étant heureux qu'on a le plus de chance de réussir.

Shawn Achor liste de nombreuses preuves de ce principe. Une expérience a particulièrement retenu mon attention.

On prend un groupe de médecins expérimentés, et on leur demande de diagnostiquer la maladie d'un patient virtuel à partir d'une liste de symptômes et d'un dossier médical. Les erreurs de diagnostic proviennent souvent d'une rigidité mentale que l'on nomme "ancrage" (quand un médecin a du mal à lâcher son diagnostic initial face à un élément qui le contredit)[1]. Afin de mesurer si les émotions positives influent sur la qualité d'un diagnostic, des chercheurs ont divisé les médecins en 3 groupes :

  1. Au premier groupe, on a donné des sucettes[2]
  2. au 2eme groupe, on a fait lire des comptes rendus neutres ayant trait à la médecine
  3. au troisième groupe, échantillon témoin, rien n'a été donné.

Je cite Shawn Achor :

les médecins heureux ont établi un diagnostic exact bien plus vite et en faisant preuve de beaucoup plus de créativité. En moyenne, ils y sont parvenus après n'avoir lu que 20% du document - presque deux fois plus rapidement que le groupe témoin - et ont manifesté deux fois et demie moins d'ancrage.

C'est fou le pouvoir d'une sucette sur un médecin ! ;-)

Lorsque nous sommes heureux - quand notre état d'esprit et notre humeur sont positifs -, nous sommes plus intelligents, plus motivés et de ce fait nous réussissons mieux.

Shawn Achor liste quantité d'expériences psychologiques qui confirment cet état de fait. J'ai aussi remarqué que quand j'étais heureux, j'étais plus sûr de moi, j'avais moins peur de l'échec, j'osais plus, et je prenais moins les difficultés rencontrée comme étant des échecs personnels. Vous aussi, avez-vous vécu des expériences similaires ?

Dans les prochains articles, nous verrons les principes posés par la psychologie positive et Shawn Achor pour devenir heureux.

Notes

[1] Ceux qui regardent la série Dr House comprendront facilement de quoi il s'agit.

[2] Interdiction de les manger avant la fin de la séance pour éviter que le changement de glycémie n'influence les résultats de l'expérience !

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lundi 15 avril 2013

Comment devenir un optimiste contagieux

Voici le livre qui m'a donné de commencer cette catégorie Lifehacking :

Comment devenir un optimiste contagieu

Comment devenir un optimiste contagieux

Tout a commencé par une vidéo TED recommandée par Anthony (encore lui). Cette vidéo, c'est celle de Shawn Achor, qui explique son parcours et ce qu'il étudie.

L'auteur constate que la sagesse populaire affirme qu'il faut réussir pour être heureux. Mais d'après Shawn Achor, et en prenant en compte les travaux de nombreux psychologues, c'est le contraire : en étant heureux maintenant, on augmente nos change de réussir. Partant de son expérience personnelle, de celle de ses étudiants (il était élève puis prof à Harvard), de résultats d'études de psychologie positive, il donne alors une série de sept principes de psychologie positive utilisables dans la vie et au travail.

Voici Comment Wikipedia définit la psychologie positive :

La psychologie positive est un courant de recherche et de pratique qui a été lancé en 1998 par Martin Seligman, alors président de l’American Psychological Association. Selon ce dernier, la psychologie avait consacrée trop exclusivement ses efforts à comprendre et traiter les maladies mentales. Par ses arguments et son influence (création de prix, de fonds de recherche et de revues savantes), Seligman a ouvert la voie à de nombreuses recherches scientifiques dédiées à comprendre le développement optimal, les forces et l’épanouissement humain. En positionnant la maladie mentale à l’extrémité d’un continuum, on devrait situer le centre d’intérêt de la psychologie positive à l'autre extrémité, du côté de la santé et non de la maladie. Si la psychologie a surtout cherché comment aider les gens à passer de -5 à 0 sur une échelle du bien-être, la psychologie positive vise plus spécifiquement le passage de 0 à +5.

Comme je le disais plus haut, c'est ce livre qui m'a donné donné de démarrer cette catégorie Lifehacking. C'est un livre facile à lire, une vraie introduction, ou mieux, une vulgarisation, de la psychologie positive. Cela va probablement faire hurler les professionnels, mais c'est ce que j'ai apprécié dans ce livre : sa simplicité, sa bonne humeur, le fait qu'il dévoile et partage les possibilités offertes par la psychologie positive. On lit avec plaisir, on apprend à mieux se comprendre, on réalise qu'on peut faire des progrès pour vivre une vie plus heureuse.

J'ai acheté une version eBook en anglais puis en français, avant d'en acheter plusieurs copies (tous les membres de ma famille l'ont lu : mes parents, mon frère, ma femme, et plein de gens autour de moi !) :

Shawn Achor étant texan, le livre est écrit au départ en anglais :

Comme le dit Shawn Achor page 45 de l'édition papier FR :

Le bonheur, ce n'est pas de croire que nous n'avons pas besoin de changer, c'est prendre conscience que nous pouvons le faire.

Bref, si vous allez bien mais que vous pensez que vous pourriez aller encore mieux, ce livre est chaudement recommandé :-) . J'ai donc décidé de faire une série d'articles sur ce livre, toujours dans la catégorie Lifehacking, histoire d'explorer les différents principes exposés par Shawn Achor.

Au fait, si vous avez lu le livre ou aimé la vidéo, laissez un petit commentaire ci-dessous pour partager votre opinion. Merci !

mise à jour : Emmanuel Clément a lu le livre et partage son avis.

Note

[1] Précisons que comme toujours, je ne prends pas de commission sur ce livre.

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