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mardi 10 juin 2008

En vrac, en direct de Paris

(bah oui, pour une fois que je suis au bureau, ça vaut la peine de le dire ;-) )

jeudi 29 mai 2008

Citation du jour

Trouvée dans le Figaro, édition du 29 mai 2008, cahier saumon, page 18 (l'emphase est de mon fait) :

Vous pourrez toujours faire un peu plus d'exploration, aller chercher du pétrole dans des zones plus difficiles... mais ça ne ramènera jamais le niveau de production des belles années. Le pétrole en tant qu'énergie sur laquelle tout repose, c'est un modèle dépassé.

Philippe Armand, patron de Total en Indonésie, suite à l'annonce du ministre indonésien de l'énergie que le pays quittera l'OPEP à la fin de l'année.

mardi 27 mai 2008

Spéculation, consternation, éducation ?

Vague à Saint Aubin sur Mer, Calvados

Vague à Saint Aubin sur Mer, Calvados

Le prix de l'essence s'est envolé récemment, au point de battre des records historiques. Mais si on regarde l'évolution de ce prix au fil du temps, on constate des hausses et des baisses (que les économistes se font un plaisir de nous expliquer a posteriori). Aujourd'hui, le pétrole coûte cher parce qu'il y a une pression sur les prix. En gros, la demande augmente alors que la production stagne, et qu'il y a des incertitudes sur des tas de paramètres. Quelques exemples :

  • c'est le début de saison pour les cyclones, et ça risque de toucher les installations pétrolières, et en particulier les raffineries. Vous vous souvenez des dégâts générés par Katrina en 2005 ? Au niveau pétrolier, ça a été très sensible.
  • Les difficultés géopolitiques sont multiples (instabilité dans plusieurs pays exportateurs de pétrole), en particulier en Irak, Nigéria et Vénézuela (source : Short-Term Energy Outlook, Administration américaine, une vraie mine d'information).
  • le tremblement de terre en Chine pose de gros soucis énergétiques car il gène l'acheminement du charbon vers les centrales électriques et les barrages hydroélectriques sont fragilisés. Du coup, la production électrique se reporte sur les centrales utilisant du pétrole, qui provoque une demande supplémentaire dans un système déjà sous tension.

Bref, j'ai une bonne nouvelle, et une moins bonne. Je commence par la bonne : le prix du pétrole va baisser. La mauvaise : le prix du pétrole va ensuite repartir à la hausse. Bref, ça va jouer les montagnes russes, avec un impact certain sur notre portefeuille. Ca me rappelle un peu les vagues sur la plage à marée montant. un coup on est au sec, ensuite on est mouillé, puis l'eau se retire. On a du mal à dire si la marée monte ou pas. Mais sur le moyen terme, le message est clair : rester immobile est de plus en plus dissuasif ! :-)

Le prix pétrole va donc baisser un de ces jours, mais sur le long terme, une chose est claire : il va bien falloir apprendre à vivre avec un pétrole à plus de 200$ le baril.

La question que je me pose est la suivante : saura-t-on apprendre les leçons de ces hausses successives du prix de l'essence ? Ou va-t-on jouer la politique de l'autruche lors de la prochaine baisse des prix en se disant "ouf, on a eu chaud, heureusement que les prix baissent" sans vouloir voir que l'ère du pétrole bon marché est derrière nous...

dimanche 25 mai 2008

Chronique d'un désastre annoncé

Hausse du pétrole : tout va changer

Hausse du pétrole : tout va changer

Il y a quelque chose de fascinant à voir cette deuxième crise pétrolière se dérouler. Il y a plusieurs années, je publiais Pétro-cauchemar sur le Standblog. Je ne suis pas un spécialiste de l'énergie, rien d'autre qu'un citoyen ordinaire qui essaye de voir un peu plus loin que le bout de son nez. Et pourtant, ce qui se passe maintenant, je l'ai anticipé il y bien longtemps. C'est incroyable de lire ici et là des gros titres dans les journaux que j'avais anticipé dans mes cauchemars, sont devenus réalité. En core aujourd'hui, le JDD titre Hausse du pétrole : tout va changer. Le temps me manque pour chroniquer ce bouleversement en route...

Bien sûr, le pire n'est jamais certain, et je souhaite que l'inévitable mutation que va vivre l'humanité, liée à la raréfaction du pétrole, se passe le mieux possible.

Il y a deux choses qui me font enrager à ce sujet. La première, c'est l'absence totale de courage politique des dirigeant occidentaux, quels que soit leur bord. A cet égard, la décision d'abaisser artificiellement le prix de pétrole pour les marins-pêcheurs est édifiante. A leur décharge, il faut bien dire qu'ils sont coincés entre l'opinion publique d'une part et la pression des grandes entreprises de l'autre. Les mots de Churchill, qui qualifiait la démocratie de "pire des systèmes à l'exception de tous les autres" n'a jamais été autant d'actualité.

La deuxième chose qui me faire enrager, c'est que tout le système économique, accro à la croissance et au pétrole bon marché comme un camé à sa seringue, fait que chacun de nous se trouve écartelé entre

  1. son propre intérêt à long terme en tant que citoyen de la planète Terre, et
  2. son confort à court terme en tant qu'acteur de la vie économique.

Chacun de nous, dans un système tel qu'il existe, doit toujours faire plus de chiffre (de vente), faire consommer plus à ses concitoyens. C'est un fait accepté dans les entreprises : il faut toujours plus de croissance, d'efforts, de clients, de production... Cette fuite en avant économique mène la planète droit dans le mur... Qui aura le courage de réformer le système ? Est-ce seulement possible, sachant que le système n'est pas piloté, et que la plus haute autorité, l'OMC a pour principale mission de renforcer le système plutôt que de le remettre en cause ?

Du coup, on voit mal comment notre société, française, occidentale et même mondiale, pourrait éviter une catastrophe, compte tenu de cet indispensable changement à l'échelle du globe, changement pourtant prévisible qui n'a pas assez été préparé, ni par les entreprises, ni par les gouvernements trop concernés par leurs échéances respectives à court terme.

jeudi 13 mars 2008

En vrac

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